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Extraits du livre Le Pouvoir Subtil de l’Abus Spirituel, David Johnson et Jeff Van Vonderen – Editions Jaspe, Québec, chapitre 5
Il existe certaines caractéristiques que nous pouvons observer dans tous les milieux religieux abusifs. Dans nos deux prochains chapitres, nous ferons la description de sept d’entre elles, les plus communes. Dans ce chapitre, nous allons nous concentrer sur la dynamique malsaine qui dicte comment les gens doivent fonctionner à l’intérieur d’un système spirituel abusif. Dans le chapitre suivant, nous parlerons de la dynamique qui crée des murs autour du milieu abusif afin d’empêcher les gens d’en sortir.
Il est important de comprendre ces dynamiques car, comme pour les autres types d’encadrements abusifs, il est fréquent de constater que les gens passent d’un milieu abusif à un autre. Plusieurs trouvent le courage de quitter une église abusive, mais ils auront vite fait de se joindre à une autre église du même genre ou encore ils s’épuiseront à dénoncer cette même dynamique qui dominait le milieu auquel ils venaient à peine d’échapper. Les relations entre les gens qui font partie d’un environnement religieux abusif sont soumises aux dynamiques suivantes:
1. La revendication du pouvoir
La première caractéristique d’un système religieux abusif, c’est l’accent qui est placé sur le pouvoir. Cela veut simplement dire que les dirigeants sont très centrés sur leur propre autorité et qu’ils » passent beaucoup de temps à se rappeler à eux-mêmes et aux autres l’importance de leur position. Il leur est nécessaire d’agir ainsi car leur autorité spirituelle n’est pas authentique, ni fondée sur un vrai caractère chrétien; ce n’est qu’un titre. J’ai rencontré dernièrement un couple de jeunes mariés qui ont pris la décision de quitter leur église parce que le pasteur demandait à tous les membres de considérer ses paroles comme si elles venaient du Christ. « Dans ce troupeau, disait-il, c’est moi qui suis le berger responsable. » Si l’autorité spirituelle de ce pasteur avait été réelle, il n’aurait jamais eu besoin d’en faire un tel étalage. Il ne désirerait pas non plus devenir cette « idole » convoitant la position réservée uniquement au Roi des rois. Le passage de Matthieu 7 nous dit: « Après que Jésus eut achevé ces discours, la foule fut frappée de sa doctrine; car il enseignait comme ayant autorité et non pas comme leurs scribes » (Matthieu 7:28-29). Pendant que les scribes et les pharisiens s’évertuaient à imposer leur autorité, Jésus manifestait son autorité et les gens pouvaient voir la différence. Dans son livre « Taking our Cities for God » (Gagner nos villes pour Dieu), John Dawson écrit: » Celui qui offre aux gens le plus d’espoir, c’est celui qui a le plus d’autorité. » De tout les temps, c’est Jésus qui nous a offert le plus d’espoir.
Ceux qui occupent une vraie position d’autorité manifestent cette autorité par une démonstration de puissance spirituelle, par leur crédibilité et par leur vie et leur message. Sinon ils ne sont pas de vrais dirigeants. Ceux à qui Dieu accorde de l’autorité spirituelle sont ceux qu’il a conduis à une communion réelle avec lui, à travers laquelle il se révèle et confirme sa Parole. L’autorité spirituelle se perçoit à travers les gens dont la vie communique: « Dieu est vrai ainsi que sa Parole, et cette réalité a été éprouvée jusque dans les fibres de mon être. Je sais qu’il y a de l’espoir en Dieu. » Comme l’exprime bien Romains 13:1: « Il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu. » Dans Matthieu 28: 18, Jésus affirme: « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. » Et Matthieu 10: 1 ajoute: « Puis ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir… » Le fait d’avoir été engagé ou élu à une position religieuse, d’être celui qui fait le plus de bruit ou qui donne le plus, ne signifie pas qu’un individu ait reçu de l’autorité. C’est Dieu qui donne l’autorité et il l’accorde dans le but de servir les membres du corps de Christ, de les édifier, les outiller et les rendre libres afin qu’ils puissent participer au plan de Dieu, plan qui n’est pas nécessairement similaire au plan des dirigeants.
Il est évident qu’il y a plusieurs dirigeants dans le corps de Christ à qui Dieu a donné l’autorité de prendre soin du troupeau et c’est pour cette raison que les gens vont les suivre. Ils conduisent les gens à la liberté. Malheureusement, certains autres sont élus au poste de dirigeant sans démontrer aucune autorité réelle pour libérer les gens. Ils dépensent beaucoup d’énergie à élever leur position d’autorité et à insister pour que les gens s’y soumettent. Le fait qu’ils attachent une telle importance à la soumission, à leurs paroles et à leur « autorité » est un indice qu’ils agissent de leur propre chef.
2. Obsédés par les accomplissements religieux
Dans les milieux spirituels abusifs, le pouvoir est placé sur un piédestal et l’autorité a force de loi. C’est la raison pour laquelle ces systèmes sont tellement axés sur les actes religieux de leurs membres. L’obéissance et la soumission y sont des mots importants que l’on y utilise très souvent.
Voici un extrait du bulletin hebdomadaire d’une église. Cet article est celui du pasteur: « Déchus de la grâce »
Dimanche dernier, nos assistances ont descendu au-dessous de la ligne des 200 pour la première fois en 13 semaines. Notre croissance de 200 et plus s’est arrêtée à la 13e semaine: nous sommes déchus de la grâce!… J’aimerais réellement vous voir tous présents pour venir adorer pendant les quatre prochains dimanches afin que nous puissions terminer l’année avec un gros « bang ». Faisons en sorte que cette année soit vraiment une bannière pour notre église. Nous avons eu de bonnes assistances, de belles offrandes, une grande participation dans tous nos programmes. Alors préparons- nous pour une nouvelle décennie en retournant de nouveau à la grâce ». Comment ces gens avaient-ils reçu la grâce de Dieu à l’origine?
Par une assistance de plus de 200 personnes à l’église. Comment i ont-ils perdu cette grâce? En voyant l’assistance diminuer. Quelle compréhension déformée de la grâce! Ce dirigeant désire-t-il vraiment que les gens soient renouvelés dans la grâce ou désire-t-il simplement les voir performer davantage? Allons-nous à l’église pour être encouragés à faire confiance à Jésus ou pour se sentir poussés à faire plus d’efforts? C’est comme si ce pasteur évangélique faisait le lien entre l’assistance aux réunions de l’église et l’obéissance à Christ. Mais Dieu nous enseigne qu’il regarde premièrement au cœur. Il ne désire pas que nous faisions les bonnes choses pour les mauvaises raisons! Nous savons bien que l’obéissance à Dieu n’est pas négociable. Cependant pour discerner si « quelqu’un fait la bonne, chose pour la mauvaise raison », remarquez si cette personne fait le compte rendu de ses œuvres. Disons-le d’une autre façon. Si le service et l’obéissance jaillissent de votre cœur comme un fruit de votre dépendance de Dieu seul, vous ne prendrez aucune note de vos œuvres comme pour garder un œil sur la récompense: vous obéissez et c’est tout. Mais si vous vous demandez si cela est suffisant pour plaire à Dieu, alors vous ne comptez plus sur lui, mais sur vos propres œuvres. Et vous êtes soucieux du fait que d’autres pourraient aussi vous regarder et vous évaluer… Pourquoi vous serait-il nécessaire de garder le compte de vos bonnes actions, sinon pour essayer de gagner des « points spirituels »?
Voici le triste exemple d’une église qui à ses débuts exerçait un ministère en faveur des gens de la communauté. On demanda un jour à ceux qui travaillaient pour l’église de prendre en note les détails de l’utilisation de leur temps et d’en faire un compte rendu quotidien aux dirigeants. On évaluait ainsi les gens pour voir s’ils utilisaient leur temps avec sagesse, c’est-à-dire de la manière dont « Dieu le voulait ». La plupart d’entre eux se firent reprocher de ne pas lire suffisamment la Bible et ce sont les dirigeants qui établissaient la norme à ce sujet. On reprocha aux gens de passer 15 minutes dans leur bain au lieu de 10. Après tout, ils devraient lire la Bible pendant ces 5 minutes de temps racheté, ce qui implique que dans ce milieu, ce sont les dirigeants qui décident de la durée acceptable d’un bain. Ce milieu n’encourage nullement la sainteté ou l’obéissance à Dieu, il ne sert qu’à accommoder l’interprétation spirituelle maladive des dirigeants et leur désir de contrôler les gens. L’obéissance et la soumission sont-elles importantes? Bien sûr. C’est ce que nous voyons dans Romains 13:1: « Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures. » Dans 1 Pierre 5:5: « Soyez soumis aux anciens. » Dans Hébreux 13:17: « Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence. » Mais toutefois, pour apporter un équilibre à ces passages, il faut considérer les paroles de Pierre et des autres apôtres: « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes 5:29). Prenez note que Pierre s’adresse à des dirigeants religieux auxquels il désobéissait. En théorie, l’obéissance aux dirigeants semble faire partie d’une bonne théologie. Dans la pratique, il est approprié d’obéir et de se soumettre seulement lorsque leur autorité vient de Dieu et que ce qu’ils disent est en accord avec ce que Dieu dit.
Pour plusieurs raisons, les gens vont parfois exécuter des ordres dans le seul but d’éviter l’humiliation, de gagner l’approbation de quelqu’un ou de garder intact leur statut personnel ou celui de l’église. Ceci n’est pas la vraie obéissance, ni la vraie soumission. C’est plutôt une recherche de conformité. Lorsqu’une action est imposée de l’extérieur plutôt que de jaillir d’un cœur rempli d’amour pour Dieu, il ne peut être question d’obéissance. Ce n’est que de la faiblesse conformiste qui plie devant une pression extérieure.
L’apôtre Paul dit dans Romains 12:2: « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence. » Ne soyez pas conformistes, soyez transformés. Le mot conformité signifie: « une pression exercée de l’extérieur vers l’intérieur. » Paul est en train de dire: « N’agissez pas sous pression. » À l’intérieur d’une famille ou d’une église qui préconise les efforts humains, ce verset serait appliqué comme suit: « Notre église ou nos responsables ont raison, nous avons une « Parole » de Dieu plus pure et plus vraie que les autres. Aussi devons-nous adhérer à notre méthode ou notre « marque » de christianisme le plus rapidement et le plus solidement possible, de peur de devenir comme ces autres « du dehors » qui ne pensent pas comme nous. Si je ne suis pas à la hauteur de tout ce qu’on m’a enseigné ici, c’est comme si je laissais tomber Dieu. » Cette façon de penser produit une pression de l’extérieur et les gens ne sont pas transformés, mais ils doivent se conformer. La transformation devrait s’opérer à l’intérieur et par la suite produire des actions extérieures, non pas le contraire. Ne cédez pas aux pressions extérieures; soyez transformés!
3. Les règles sous-entendues
Dans les milieux spirituels abusifs, la vie des gens est contrôlée de l’extérieur par le moyen de règles verbales ou sous-entendues. Les églises ou les familles dysfonctionnelles sont gouvernées par ces règles sous-entendues: c’est-à-dire qu’on ne les exprime pas ouvertement. C’est pourquoi on ne peut soupçonner leur existence jusqu’à ce qu’on les enfreigne.
Par exemple, personne, dans une réunion d’église, n’oserait affirmer ouvertement: « Vous savez, vous ne devez jamais être en désaccord avec le pasteur ou avec ses sermons et si cela se produisait, vous ne pourriez être dignes de confiance, ni exercer de ministère dans cette église. » Dans ce cas, la règle sous-entendue est: ne soyez pas en désaccord avec les autorités de l’église et spécialement avec le pasteur sinon votre loyauté sera remise en question. Ces règles doivent demeurer sous-entendues, car si elles étaient examinées à la lumière d’un dialogue intelligent, leur nature illogique, pernicieuse et contraire au christianisme apparaîtrait vite. Ainsi, le silence devient le mur de protection de cette forteresse, couvrant le pasteur et le pouvoir relié à sa position, tout cela sans risque de contestation.
Si toutefois vous exprimiez votre désaccord ouvertement ou en public, le silence serait rompu et vous seriez probablement punis. Vous découvririez alors accidentellement qu’il y avait bel et bien une règle, même si elle est sous-entendue. Lorsque vous découvrez ainsi, par hasard, une règle sous-entendue, vous devez en subir les conséquences: ou bien vous serez par la suite ignorés (négligés, mis de côté, évités) ou vous vous heurterez au mur du légalisme agressif (vous serez questionnés, censurés publiquement, mis à la porte et dans les cas extrêmes vous serez maudits). Les règles sous-entendues ont une puissance incroyable. Votre vie est peut-être actuellement sous l’effet de certaines d’entre elles. Faisons un petit test:
Est-ce que vous provenez d’un arrière-plan religieux où l’on vous a enseigné que la Bible devait toujours avoir le dernier mot? « La Bible est l’autorité finale », c’est la règle verbale communiquée. Dans cette église, cette famille, y avait-il aussi une règle qui disait qu’il était préférable de bien paraître que d’être honnête? La règle écrite, « la Bible », nous dit dans Éphésiens 4:25: « C’est pourquoi, renoncez au mensonge et que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain; car nous sommes membres les uns des autres. » Nous avons maintenant un problème. La règle écrite nous dit une chose et la règle sous-entendue nous en dit une autre. Voici maintenant le test. Pour ceux qui vivent là où les deux règles s’appliquent, laquelle des deux règles remporte le plus souvent sur l’autre? Malheureusement, ce n’est pas l’honnêteté. On désirerait plutôt la supprimer et la réprimer. Dans les familles et les églises abusives, où les gens insistent à dire qu’ils s’appuient sur l’autorité des Écritures, même les Écritures ne sont pas aussi puissantes que les règles sous-entendues.
La règle du silence
La plus puissante de toutes les règles sous-entendues, c’est celle du silence. Elle contient à la base cette pensée: « On ne peut pas exposer le vrai problème car il faudrait ensuite le régler et pour cela, apporter certains changements; alors il vaut mieux le protéger dernière le mur du silence (la négligence) ou encore au moyen d’assauts (les attaques légalistes). Si vous décidez de parler ouvertement du problème, c’est vous qui devenez le problème. On devra alors vous garder sous silence ou vous éliminer. » Ceux qui osent parler ouvertement seront vite repris: « Nous n’avions pas tous ces problèmes jusqu’à ce que vous ouvriez votre bouche. Tout allait bien jusqu’à ce que vous commenciez à vous agiter la langue. » Ou encore, pour avoir une apparence plus spirituelle: Nous étiez en colère et vous n’avez pas abordé la situation dans une attitude d’amour. Cela prouve que vous n’avez pu traiter la question d’une façon adulte et chrétienne. » La vérité, c’est que lorsque les gens parlent ouvertement des problèmes, ils ne les causent pas, ils les exposent simplement. Dans les milieux spirituels abusifs, il existe une « soi-disant paix » que le prophète Jérémie a dénoncé dans ces termes: « Les prophètes disent paix, paix, mais il n’y a pas de paix. » Si notre lien d’unité consiste à prétendre que nous sommes d’accord alors que nous ne le sommes pas, il ne nous reste qu’une fausse paix et une fausse unité jalonnée de tensions et de médisances. Ceci est loin de « préserver l’unité de la paix par le lien du Saint-Esprit », ce qui devrait être la marque des églises chrétiennes en bonne santé.
Tout cela pour dire que tous les sujets devraient être ouverts à la discussion. Que nous soyons en accord ou en désaccord sur certains points, le dialogue doit demeurer ouvert si les deux parties le désirent. Nous pourrons toutefois interrompre le débat pour un certain temps si la tension est trop forte. L’important, c’est que les deux prennent ensemble cette décision. Si le vrai lien de l’unité est le Saint-Esprit et l’amour les uns envers les autres, alors il est possible d’être en désaccord sans que notre unité en soit affectée.
La « loi du silence » cherchera toujours à blâmer la personne qui parle ouvertement et la punition qu’on lui inflige aura pour effet d’inciter les autres à demeurer silencieux.
Voici un autre test. Suzanne a reçu de l’aide de la part de Jean, l’un des dirigeants de l’église, conseiller en relation d’aide. Un après-midi, après l’une des sessions, Jean fit des propositions sexuelles très directes à Suzanne. Elle décida donc de le dénoncer aux autorités de l’église et à la justice. Cela occasionna bien des problèmes à Jean, qui fut dans l’obligation de comparaître devant la cour et devant plusieurs comités. Quelle était la source des problèmes de Jean? Était-ce la faute de Suzanne qui l’avait dénoncé? Non! La source de ses problèmes provenait du fait que ses avances étaient inconvenantes et illégales. Il a su cependant, communiquer de quelque façon (et même avec l’appui du pasteur et d’autres membres de l’église) que ce qui lui a causé tous ces problèmes, c’est que Suzanne ait parlé ouvertement du problème.
Il y a cependant beaucoup de femmes, comme Suzanne, qui souffrent d’abus spirituel. On les étiquette de « femmes insoumises », « trop fortes de caractère », « déloyales », ou de « Jézabel » simplement parce qu’elles ont choisi de parler ouvertement des problèmes des dirigeants chrétiens ou parce qu’elles les remettaient en question. Trop d’églises propagent cette intimidation: « Le problème n’est pas que vos droits ont été violés, mais que vous avez parlé. Si vous n’aviez pas fait une si grosse histoire de tout cela, tout irait bien. » Toute personne qui accepte ce message gardera le silence. Toutefois, le vrai problème, c’est que si les chrétiens dont les droits ont été violés n’en parlent pas, le propagateur de ces abus ne sera jamais tenu responsable de ses mauvais comportements. Et les victimes seront dans l’obligation de garder secrètes la douleur et la colère causées par ces abus. Même si certains dirigeants préfèrent ne jamais être remis en t question, le fait demeure que cet environnement deviendra un piège qui amènera leur chute. Si le fait d’exposer des problèmes constitue un acte déloyal, un manque de soumission, une tentative d’amener la division et un affront à l’autorité, c’est qu’il n’y a qu’une paix apparente et une unité artificielle. Dans ces circonstances, les blessures ne guériront jamais et l’abus va continuer d’augmenter. Si les dirigeants ne sont pas redevables de leurs actes, alors il s’agit d’un système en opposition avec la liberté qui se trouve en Jésus-Christ. Le passage de l’épître de Jacques deviendrait donc invalide: « Qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement » (Jacques 3: 1). Les dirigeants sont plus redevables à cause de leur position , d’autorité et non pas moins redevables. Pourquoi? Parce que si vous êtes un dirigeant, les gens vont vous suivre et vont agir de la même manière que vous. C’est comme si vous vous reproduisiez spirituellement. Quelle sorte de rejetons produisez-vous?
4. Un manque d’équilibre
La quatrième caractéristique d’un milieu spirituel abusif est une approche déséquilibrée de la vie chrétienne quotidienne. Cette tangente se manifeste sous deux aspects:
Une objectivité exagérée
Dans le premier cas, on élève une vérité objective en excluant les expériences subjectives valides. Nous pouvons constater ce phénomène dans les systèmes religieux où l’action du Saint-Esprit est reconnue sur une base théologique, mais ignorée ou rejetée au niveau pratique. Cette approche de la spiritualité crée un cadre dans lequel l’autorité s’acquiert par l’éducation ou par les capacités intellectuelles plutôt que sur l’intimité avec Dieu ou l’obéissance et la sensibilité à son Esprit. Ce système est en opposition aux Écritures et à l’Esprit de Dieu. Considérons ce que nous dit Actes 4:13: « Lorsqu’ils (les dirigeants religieux) virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’était des hommes du peuple sans instruction; ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. » L’assurance de Pierre et de Jean et leur autorité provenaient du fait qu’ils avaient été avec Jésus et qu’ils étaient « remplis du Saint-Esprit » (Actes 4:8).
Le système spirituel objectif limite l’action de Dieu, en ce qu’il reconnaît seulement ce qui peut être expliqué, prouvé et expérimenté. Il place Dieu dans une boîte. La trinité est donc composée de Dieu le Père, Dieu le Fils, et Dieu la Sainte Bible, comme si l’étude et la mémorisation des Écritures étaient les seules voies de communication avec Dieu. On entonne quelques chants commémorant les grands exploits de Dieu dans le passé, cependant on n’adore plus le grand « Je suis » mais le grand « J’étais ».
Une subjectivité exagérée
À l’autre extrême, se trouvent les gens pour qui la vie chrétienne n’est que subjectivité. Ils jugent de ce qui est digne de foi sur la base de leurs sentiments et expériences, leur accordant plus de poids que les déclarations contenues dans la Bible. Dans ce système, personne ne peut connaître et comprendre la vérité (même si en réalité, ils connaissent et comprennent déjà) sans que les dirigeants » aient d’abord reçu des révélations spirituelles venant du Seigneur » et les « aient transférées » ensuite aux individus. Il est aussi énormément important, dans ce système, d’agir selon « la parole inspirée » que le dirigeant a reçue pour vous, que la connaissance de la vérité que vous trouvez dans les Écritures ou que vous avez apprise au cours de votre croissance chrétienne. Personnellement, nous croyons que Dieu peut nous parler encore aujourd’hui au moyen de « paroles de sagesse » et de « paroles de connaissance » données par des hommes et des femmes sensibles à son Saint-Esprit. Mais ces « paroles » n’occupent pas automatiquement le même niveau d’autorité que celles de Paul, Pierre, Jacques ou Jean, contenues dans la Bible qui est la Parole même de Dieu. La seule façon de vous assurer qu’une « parole » est vraiment pour vous, c’est de la puiser dans la Parole du Seigneur, c’est-à-dire: les Écritures. Encore là, il n’est jamais honnête d’utiliser la Bible pour manipuler les gens. « J’étais en train de lire le récit d’Ananias et Saphira et tu es venu dans mes pensées. Es-tu certain que tu donnes assez d’argent à l’église? ») Le fait qu’une personne utilise la Parole de Dieu ne signifie pas nécessairement qu’elle a une « parole » venant du Seigneur pour vous. Une parole du Seigneur qui contient des directives, des corrections ou des indices pour vous guider, doit vous être confirmée par le Saint- Esprit qui habite en vous. Jusqu’à ce que cette confirmation vous soit donnée, vous ne devriez pas considérer cette parole comme venant du Seigneur, même si elle vous a été communiquée par le pasteur ou par un ancien de l’église. Et il est encore plus dangereux de recevoir et d’agir suite à une directive spirituelle que vous avez reçue, simplement parce que vous « devez être soumis » ou parce que celui qui vous l’a communiquée occupe un poste d’autorité. Dieu seul doit avoir le dernier mot. C’est à lui que nous avons à répondre.
Comme pour l’approche objective extrémiste, les chrétiens qui sont trop subjectifs ont aussi leur propre façon de voir certains aspects de la vie. L’éducation, par exemple est souvent perçue comme mauvaise ou inutile. Certains sont presque fiers de ne pas être éduqués et ils regardent avec dédain tous ceux qui le sont. Tout ce dont nous avons besoin d’apprendre peut nous être enseigné par le Saint-Esprit. « Après tout, Pierre et Timothée n’ont reçu aucune éducation universitaire et ils n’ont étudié à aucun séminaire… »
En vérité, Pierre a justement été dans un séminaire où la vérité objective et les expériences subjectives lui ont été enseignées par Jésus. Le professeur de Timothée était l’apôtre Paul. À leur époque, on communiquait l’enseignement par la méthode rabbinique, c’est-à-dire que l’étudiant vivait avec son enseignant, son mentor spirituel. Le cours de disciple a duré trois ans pour Pierre. Quant à Timothée, il continuait à recevoir de la formation par correspondance, même après qu’il ait été en charge d’une église.
Dans sa deuxième lettre, Paul lui écrit: « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la Parole de vérité. » Une autre version de la Bible « King James » traduit ce passage en disant: « Étudie afin d’être approuvé… » ( 2 Timothée 2:15). Il est important d’étudier la Parole de Dieu. Cela n’est pas une mauvaise chose, mais une bonne chose d’acquérir des outils efficaces pour pouvoir utiliser correctement la Parole de Dieu. Soyez prudents avec ceux qui insistent sur le fait de ne pas être éduqués ou encore de recevoir de l’éducation seulement dans certaines écoles. Sous la couverture d’une « lumière supérieure » venant du Saint-Esprit, il s’agit peut-être d’un professeur qui ne se laisse enseigner par personne, à cause de sa perception limitée de la réalité.
Dans notre prochain chapitre, nous allons examiner d’autres caractéristiques des milieux spirituels abusifs qui font en sorte de rendre difficile pour les gens d’en sortir.
Sources: Blogdei
Article de Let Us Reason Ministries.
L’original de cet article peut être consulté en anglais sur le site Internet :
http://www.letusreason.org/cults.htm
Reproduction de la traduction française autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale.
Vous devez savoir si l’église ou le groupe auquel vous appartenez est en fait une secte ! Cet article vous donne un certain nombre d’indices et de clefs qui vous permettront de le découvrir, et de prendre des mesures en conséquence.
Voici un certain nombre de questions concernant votre église ou votre groupe. Si vos réponses sont en majorité positives, vous êtes dans un groupe sectaire !
Est-ce qu’on vous demande de ne pas poser de questions concernant votre groupe et ses pratiques, parce que vos dirigeants sont honnêtes, qu’ils vous veulent du bien, et que vous devez leur faire confiance ?
Est-ce qu’on cherche à vous imposer vos choix dans votre vie ?
Est-ce qu’on vous demande de ne pas chercher à savoir pourquoi quelqu’un a quitté le groupe, et d’accepter les explications que les responsables vous donnent, comme : « Il est tombé dans le péché, il n’a pas accepté la correction, il n’était pas ouvert, son cœur était mauvais, il ne voulait pas vraiment devenir un disciple… ? »
Si vous avez eu l’intention de partir, vous a-t-on dit que cette église était « la seule à pratiquer la vérité » ? Vous a-t-on menacé de l’Enfer ?
Met-on l’accent sur vos manquements ? Vous fait-on remarquer que vos « performances » ne correspondent pas aux exigences de la Bible ?
Est-ce qu’on vous fait des remarques sur votre comportement, par exemple sur votre manière de saluer les gens ? Est-ce qu’on vous reproche votre peu d’empressement à rendre service à un responsable ou à un disciple ? Vous dit-on que votre soumission dépend de l’état de votre cœur ?
Est-ce qu’on a tendance à dénigrer les autres églises et à vanter les mérites de la vôtre ? Est-ce qu’on vous cite certaines personnes en exemple, pour vous montrer ce que vous devriez faire ou ne pas faire ?
Est-ce que les membres de votre groupe ont tendance à toujours choisir les « bons exemples » en leur sein, même si les membres d’autres groupes extérieurs font aussi la même chose ?
Ont-ils tendance à dénigrer les autres, pour paraître meilleurs ?
Ont-ils tendance à dire que ceux qui les ont quittés, ou ceux qui sont leurs ennemis, sont comme « des chiens qui sont retournés à ce qu’ils avaient vomi », en citant comme exemple Coré ou Judas ?
Vous empêchent-ils de lire quoi que ce soit de négatif concernant votre groupe, en disant que c’est de la « pornographie spirituelle » ? Vous recommandent-ils de ne lire aucune critique qui leur est adressée, pour votre propre protection spirituelle ?
Vous recommandent-ils de participer à toutes leurs activités ? Mettent-ils en cause votre spiritualité si vous ne le faites pas ?
Justifient-ils systématiquement tout ce qu’ils font, même si cela peut être mauvais ou négatif ?
Font-ils preuve d’arrogance ? Exigent-ils que vous leur obéissiez, quand vous manifestez l’intention d’agir autrement ?
Avez-vous le sentiment que l’on vous manipule subtilement, par des phrases telles que celles-ci : « Des vrais Chrétiens obéissent à leurs conducteurs » ou : « Si tu suivais vraiment Jésus, tu comprendrais que ce que je te dis est juste » ou encore : « Des vrais disciples obéissent à Jésus sans discuter » ?
Faites tout particulièrement attention aux signes suivants :
Avez-vous remarqué une tendance à flatter les gens, à leur dire « à quel point ils ont des talents, etc… » ?
Est-ce que des inconnus vous traitent immédiatement comme de vieux amis ?
Quand vous posez des questions sur l’historique du groupe, ou sur le groupe lui-même, les réponses sont-elles vagues ? Evite-t-on même de vous répondre, en vous disant que vous comprendrez plus tard ?
Vous demande-t-on de passer par un programme de formation, avant de vous permettre de devenir Chrétien ? Cherche-t-on à vous faire accepter les objectifs du groupe ?
Mettent-ils l’accent d’abord sur leur église, au lieu de la mettre sur Christ ? Enseignent-ils que l’on ne peut pas devenir un vrai Chrétien si l’on ne fait pas partie de leur groupe ? Cherchent-ils à faire appel à votre fierté ou à votre orgueil d’appartenir à une communauté manifestant une spiritualité aussi exclusive ?
Cherchent-ils à diviser les familles, au lieu de les unir ? Vous demandent-ils de choisir entre Dieu et leur église ? Font-ils référence au fait que Jésus a dit qu’Il était venu apporter l’épée, et non la paix ? Ou que nous devons renoncer aux membres de notre propre famille pour être un vrai disciple de Christ ?
Comment traitent-ils les enfants ? Dans une secte, les enfants sont ceux qui souffrent le plus, à cause des règles strictes qui leur sont imposées. Ils gâchent leur enfance et sont profondément affectés. Ils sont souvent incapables, par la suite, de s’adapter à la vie. Les systèmes religieux qui ne sont pas équilibrés peuvent être socialement et psychologiquement désastreux pour des enfants innocents.
Que faire, lorsqu’on vous incite à vous joindre à un groupe douteux ?
Dites que vous n’êtes pas intéressé. Ne vous laissez pas impressionner par leurs manœuvres et leurs appels téléphoniques. Dites-leur que vous voulez prendre le temps de réfléchir, et de contrôler leurs enseignements, avant de vous engager.
S’ils continuent à faire pression sur vous pour que vous veniez à leurs réunions, ou pour accepter leur programme de formation, vous devez savoir que c’est un mauvais signe !
Si vous vous êtes déjà engagé, partez le plus vite possible. Plus vous tarderez à partir, et plus cela vous sera difficile.
Vous devez connaître vos droits.
Votre premier droit est celui de poser des questions, beaucoup de questions ! Demandez en particulier à quelle organisation votre église (ou votre groupe) est affiliée.
Etudiez de près l’histoire de ce groupe et de ses responsables. Intéressez-vous aux personnes considérées comme des modèles, et aux personnes dont ils apprécient les enseignements spirituels. Quels sont les livres qui les influencent ? Quelle littérature apprécient-ils ?
Etudiez de près les doctrines qui vous sont enseignées, les croyances fondamentales, la philosophie de ce mouvement, et tout ce qu’il a publié. Si certaines doctrines fondamentales ne font pas l’objet de publications, cherchez à savoir pourquoi.
Observez bien si les responsables commencent à être mal à l’aise quand vous les interrogez sur les origines de leur mouvement et sur leurs doctrines fondamentales.
Posez des questions sur les revenus des responsables. Sont-ils publiés ?
Les responsables cherchent-ils à savoir qui fait des dons à leur groupe ? Est-ce qu’ils cherchent à contrôler les revenus de leurs membres ?
Cherchez à savoir pourquoi certains ont quitté le groupe ou l’église. Y a-t-il une loi du silence à leur sujet ? Avez-vous toute liberté pour parler aux anciens membres de votre groupe ? Si cela n’est pas permis, vous disposez d’un indice important caractérisant une secte.
Prenez le temps de prier Dieu pour qu’Il vous dirige. Il vous donnera les avertissements nécessaires et vous montrera si vous devez vous joindre à ce groupe. Ne négligez pas tous les avertissements ou les indices dont vous aurez connaissance. Etudiez les comportements concrets des gens, sans vous laisser influencer par leur gentillesse ou leur amabilité apparentes. Jouer sur l’amour et l’attachement sentimental est une vieille ruse qui leur permet de vous décider à les rejoindre d’une manière inconditionnelle. Une telle attitude ne dure pas longtemps !
Demandez comment les membres du groupe passent leurs loisirs. Bien souvent, les talents et la créativité des membres d’une secte sont étouffés, parce que tout leur temps doit être consacré à leur groupe ou à leur église.
D’où proviennent ceux qui se joignent à une secte ?
Voici ce qu’écrit Ron Rhodes dans son livre « The Culting of America » (L’invasion de l’Amérique par les sectes) : « Croire que ce sont des gens qui ne sont pas Chrétiens qui se joignent à une secte est un mythe très répandu ». Les statistiques démontrent que ceux qui se joignent à des mouvements sectaires ou aberrants sortent pour la plupart des églises chrétiennes.
Le Docteur Paul Martin, du Wellspring Retreat (Centre de retraites de la source – C’est un Centre où d’anciens membres de sectes peuvent être guéris de leurs expériences traumatisantes) a écrit ceci : « 25 % d’entre eux fréquentaient auparavant des églises évangéliques fondamentalistes. Plus de 40 % provenaient de dénominations Protestantes plus libérales.
Ce sont sans doute les Eglises Internationales de Christ qui comprennent le pourcentage le plus élevé de membres provenant d’églises chrétiennes. Parce que l’objectif principal de ce Mouvement est d’aller recruter ses membres dans des églises chrétiennes.
Un bref résumé des caractéristiques générales des sectes.
Les sectes peuvent être regroupées en sectes fondées sur des doctrines particulières, et sectes fondées sur des critères sociologiques.
Presque toutes les sectes refusent le Credo des Apôtres. En particulier, elles nient ou dévaluent tout ou partie de ce qui touche à la personne et à l’œuvre de Christ : Sa naissance miraculeuse, Sa divinité, Son œuvre expiatrice à la croix, Sa résurrection et Son retour.
Les sectes ont tendance à proclamer que les autres mouvements sont apostats, et qu’elles sont les seules à détenir la vérité.
Les sectes font référence à d’autres sources de révélation que la Bible. Elles interprètent aussi le Parole de Dieu d’une manière particulière.
Elles enseignent un salut par les œuvres. Elles nient en général la grâce de Dieu comme moyen suffisant de salut, ou y ajoutent des œuvres personnelles. Mais cela n’est pas toujours facile à discerner. Les Mormons, par exemple, affirment qu’ils sont sauvés par la grâce. Mais ils sous-entendent « sauvés de la mort », et pas sauvés de la condamnation à mort causée par le péché.
Les sectes nient en général au moins l’une des doctrines majeures de la Bible. Les groupes sectaires choisissent souvent une doctrine mineure pour la mettre exagérément en avant. Par exemple, un groupe sectaire vous dira qu’il est nécessaire de parler en langues pour être sauvé.
Voici quelques caractéristiques communes à presque toutes les sectes. Vous pourrez aisément les identifier :
Les sectes ajoutent quelque chose à la Parole de Dieu. Soit en ayant d’autres livres que la Bible, qu’elles placent sur le même niveau, soit en ayant une interprétation très particulière de la Bible, qui ne correspond pas à la vérité. On ne vous encourage pas à ne lire que la Bible.
Les sectes enlèvent quelque chose à la Parole de Dieu. Cela concerne souvent la Personne du Seigneur Jésus. On dira par exemple qu’Il n’est pas Dieu.
Les sectes multiplient les conditions du salut. Presque toutes les sectes exigent qu’un certain nombre de conditions doivent être remplies, ou qu’un certain nombre d’œuvres doivent être accomplies pour être sauvé, pour être accepté par Dieu, et pour devenir membre de leur groupe. En général, les œuvres sont intégrées dans leur système de salut.
Les sectes ont besoin d’autres médiateurs que Jésus-Christ seul. Elles font presque toujours appel à une ou plusieurs autres personnes qui interviennent dans le processus du salut. Pour les Témoins de Jéhovah, ce sont par exemple les 144.000. Pour les Eglises Internationales de Christ, ce sont les « partenaires » des disciples. Pour les Mormons, ce sont leurs doctrines, leurs alliances, et l’influence de leur « prêtrise selon l’Ordre de Melchisédek ».
Les sectes divisent. Elles poussent leurs membres à faire preuve d’une loyauté sans faille. Elles prétendent être les seules interprètes de la volonté de Dieu. Elles exigent l’obéissance de leurs membres à la hiérarchie de la secte. Elles ne tolèrent aucune opinion divergente. Celle-ci est considérée comme une action destructrice de l’ennemi.
Note complémentaire de Parole de Vie :
Il est nécessaire de faire certaines distinctions nettes :
- Entre les sectes d’inspiration chrétienne (comme les Témoins de Jéhovah, la secte Moon et les Mormons) et les sectes inspirées par d’autres religions, en particulier les religions orientales (comme le Mouvement Hare Krishna et le Nouvel Age). Let Us Reason Ministries étudie essentiellement les premières.
- Entre les grandes sectes bien connues et reconnues comme telles (comme les Témoins de Jéhovah et les Mormons) et la multitude des églises, mouvements et groupes à tendances sectaires. Les grandes sectes ont commencé par être petites !
