Réflexion sur le divorce par L. Guyot

Réflexion sur le divorce

Plusieurs bons livres ont été écrits sur le divorce et il serait superflu d’en rajouter. Cependant, les auteurs traitent souvent le sujet de l’extérieur.

J’ai voulu aborder ce sujet comme la réflexion de quelqu’un qui a vécu cette expérience malheureuse. Vous pouvez lire une partie de mon témoignage sur ce site ( voici le lien : Mon témoignage ) on dans le livre « Un fils perdu et retrouvé » (en vente auprès de l’auteur et dans les librairies chrétiennes).

Parler premièrement des divorcés est le plus important, car il y a plusieurs formes de divorces, mais finalement une seule situation de fait : la séparation de deux personnes.

Lorsque nous parlons du divorce et des divorcés, il est toujours question d’une tragédie qui engendre beaucoup de souffrances pour au moins l’un des conjoints et toujours pour les enfants et l’entourage familial. Le divorce laisse des blessures profondes et des séquelles parfois inguérissables, s’il n’y a pas l’intervention du Divin Consolateur.

Vous comprendrez que cet article est écrit surtout pour des chrétiens d’expérience car le divorce sévit de plus en plus parmi les membres des églises évangéliques. Celui qui vous propose cette réflexion est lui même divorcé et il a deux enfants qui le sont également. Il sait donc de quoi il parle

Comme pour tous les êtres qui souffrent, Dieu a compassion des divorcés et il est toujours prêt à pardonner à ceux qui en sont responsables. A plus forte raison se penche-t-Il avec amour et tendresse sur les victimes de ces drames afin de les soutenir et les entourer de sa bonté. Il est important alors pour eux de se confier dans leur Père céleste qui connait leurs souffrances et saura leur apporter la réponse à leurs prières, cependant pas toujours de la façon dont ils l’attendent. Aussi il est bon, lorsqu’on est victime d’un divorce de se confier en Dieu sans a priori concernant la manière dont il interviendra.

Il faut aussi se souvenir qu’il y a un pardon divin pour les divorcés qui ont provoqué la rupture, s’ils se repentent sincèrement. Comme il peut y avoir une réinsertion pour les personnes qui ont enfreint les lois humaines, il y a une réinsertion au sein de l’église et dans le service pour les chrétiens qui ont commis une faute et qui s’en repentent.

J’ai connu des situations très différentes de divorcés et j’en conclus que chaque cas est particulier et ne peut avoir ni les mêmes remèdes, ni les mêmes conclusions. A cause de mon expérience, j’ai pu aider plusieurs personnes. Si vous avez besoin d’aide, trouvez un bon conseiller et écoutez Dieu vous parler.

La volonté de Dieu pour le couple c’est la pérennité.
Nous devons premièrement nous référer au projet initial de Dieu concernant l’union de l’homme et de la femme dans le mariage… Ce qui était au commencement, lorsque le péché n’était pas encore entré dans le monde, la situation parfaite de l’être humain sur la terre où tout était très bon.

Le plan initial de Dieu, c’était la pérennité du couple : l’homme et la femme devenant une seule chair, soulignée par Jésus lorsqu’il dit : « Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni. »

« Les pharisiens l’abordèrent, et dirent, pour l’éprouver: Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque ? Il répondit: N’avez-vous pas lu que le Créateur, au commencement, fit l’homme et la femme et qu’il dit: C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint ! » Matthieu 19.3:63

L’apôtre Paul ajoute que c’est une ordonnance du Seigneur :

« A ceux qui sont mariés, j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari ,si elle est séparée, qu’elle demeure sans se marier ou qu’elle se réconcilie avec son mari, et que le mari ne répudie point sa femme » (1 Corinthiens 7:10/11).

Voir l’étude sur le mariage : le couple chrétien.

Ensuite, il y a la situation après le premier péché du monde, où les choses ont commencé à se détériorer, les sentiments humains en premier, lorsqu’on voit l’homme et la femme se « désolidariser » l’un de l’autre. « C’est la femme que tu m’as donnée… » (Genèse 3).

Les pharisiens ont voulu piéger Jésus sur la question du divorce:

Matthieu 19:3 : « Les pharisiens l’abordèrent, et dirent, pour l’éprouver: Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque ? Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier ? » (Matthieu 19:7).

La réponse du Seigneur est sans équivoque et révèle le fond réel du problème :

« Il leur répondit: C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes; au commencement, il n’en était pas ainsi ». Matthieu 19:8

Le cœur est devenu dur.
Nous vivons aujourd’hui dans une société où le péché domine dans le cœur humain. Il est entré dans le monde et il corrompt, déforme, durcit les relations des êtres humains, donc les relations des couples mariés.

Les causes du divorce sont diverses, mais la seule raison qui semble le légitimer c’est l’infidélité de l’un des époux.

« Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère ». Matthieu 19:9

La loi de Moïse donne des instructions précises dans ce domaine, afin que celui qui est lésé ne souffre pas l’injustice.

« Lorsqu’un homme aura pris et épousé une femme qui viendrait à ne pas trouver grâce à ses yeux, parce qu’il a découvert en elle quelque chose de honteux, il écrira pour elle une lettre de divorce, et, après la lui avoir remise en main, il la renverra de sa maison ». Deutéronome 24:1

Mais aussi pour que le fautif ne soit pas trop lourdement pénalisé.

« Si ce dernier homme la prend en aversion, écrit pour elle une lettre de divorce, et, après la lui avoir remise en main, la renvoie de sa maison; ou bien, si ce dernier homme qui l’a prise pour femme vient à mourir, alors le premier mari qui l’avait renvoyée ne pourra pas la reprendre pour femme après qu’elle a été souillée, car c’est une abomination devant l’Éternel, et tu ne chargeras point de péché le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage ». Deutéronome 24:3

Il y a certains cas exceptionnels où le chrétien doit accepter la décision du conjoint non-croyant.

« Aux autres, ce n’est pas le Seigneur, c’est moi qui dis: Si un frère a une femme non-croyante, et qu’elle consente à habiter avec lui, qu’il ne la répudie point; et si une femme a un mari non-croyant, et qu’il consente à habiter avec elle, qu’elle ne répudie point son mari. Si le non-croyant se sépare, qu’il se sépare; le frère ou la sœur ne sont pas liés dans ces cas-là. Dieu nous a appelés à vivre en paix. Car que sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari? Ou que sais-tu, mari, si tu sauveras ta femme? » 1 Corinthiens 7:12/17

Mais les véritables raisons du divorce se trouvent bien dans les profondeurs du cœur de l’homme.

L’incompréhension dans le couple
Je crois que l’on peut dire que la cause première du divorce est un état d’incompréhension progressive qui s’établit entre les époux et qui engendre des comportements de rupture.

Les choses ne se produisent pas toujours brutalement, mais viennent petit à petit : l’incompréhension réciproque, le manque de communication, d’explication, la négligence concernant les disputes non réglées, les échanges durs qu’on ne pardonne pas, la violence et l’esprit despotique, l’amour qui se refroidit, pour laisser place à l’habitude de vivre ensemble, le surmenage professionnel qui ne laisse plus la place au temps de l’intimité conjugale, l’égoïsme qui fait passer les loisirs, les préférences personnelles, les amis, avant le conjoint. Tout cela dénote l’absence d’un amour véritable ou son refroidissement.

Voir l’étude sur le couple chrétien.

Le refus du don de soi
Le refus de l’un des époux à la relation sexuelle légitime est une des raisons qui provoque le détachement du conjoint ainsi frustré. Paul est très clair à ce sujet et il met en garde les époux de placer l’un d’eux dans une situation trop difficile.

Ne vous privez point l’un de l’autre, si ce n’est d’un commun accord pour un temps, afin de vaquer à la prière; puis retournez ensemble, de peur que Satan ne vous tente par votre incontinence ». 1 Corinthiens 7:1/5

Cette attitude du refus de se donner et de donner à l’autre est caractéristique d’une nature égoïste qui n’ai rien compris à l’enseignement du Seigneur : Tu aimerais ton prochain comme toi-même.

Beaucoup de personnes croient encore que l’acte sexuel est une impureté. Elles sont imprégnée du concept religieux qui exclut toute forme de plaisir physique, comme l’écrit l’apôtre Paul :

Ne prends pas! ne goûte pas! ne touche pas! préceptes qui tous deviennent pernicieux par l’abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes?
Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu’ils indiquent un culte volontaire, de l’humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair. Colossiens 2.21-23

Sous prétexte de spiritualité, ils privent ainsi leur conjoint d’une relation légitime et l’exposent à la tentation.

L’infidélité
Une des causes fréquentes du divorce est l’adultère de la part de l’un des conjoints.

Mais l’adultère est souvent le produit d’autres causes en amont, ces choses dont je parle plus haut qui s’immiscent petit à petit dans la vie du couple.

L’infidélité est souvent le fait de la frivolité de l’un des conjoints qui se laisse entrainer par sa convoitise et la recherche du plaisir.

La fidélité devient une denrée de plus en plus rare. Qui sera encore capable de renoncer à la séduction du plaisir charnel ou de ses intérêt pour rester fidèle à un engagement prononcé devant Dieu ? Ou simplement à une parole donnée ?Nous vivons une époque d’infidélité générale, provoquée d’une part par la légèreté des sentiments et d’autre part par la séduction des plaisirs charnel attisant la convoitise sous toutes les formes de l’apologie du corps et de son « épanouissement ».

L’infidélité est monnaie courante dans tous les domaines et bien sûr dans celui des relations hommes femmes. On change de partenaire aussi facilement que de voiture et même plus facilement. La relation sexuelle est devenue aussi banale que de prendre un verre avec un ami.

Il faut dire que nous avons devant les yeux des exemples de personnalités connues et haut placées, sans parler de tout le monde du spectacle, de la chanson et des « arts ».

Une relation faussée
Je crois que chacun, sans avoir besoin d’une étude sociologique approfondie sur la question, peut trouver de nombreuses raisons qui provoquent la rupture d’un couple.

Si, au début de la relation amoureuse de deux êtres, les sentiments sont tendres, il arrive fréquemment que les caractères qui s’affrontent produisent des disputes de plus en plus violentes, des paroles dures et blessantes, qui traumatisent les cœurs et les durcissent dans la rancœur, l’amertume, le refus du pardon, ce qui conduit à une première fracture affective et morale.

Parfois, les enfants, la situation sociale ou une raison religieuse, empêchent provisoirement le divorce, mais la rupture est déjà effective entre les partenaires et lorsque la tension devient trop forte ou qu’une occasion de relation amoureuse avec une autre personne se présente, la séparation se produit, quelle que soient la gravité des conséquences.

Il arrive un moment ou le cœur est tellement ulcéré et endurci, que même la conscience de la souffrance des enfants du couple est reléguée au second plan.

Pour l’avoir vécue, je connais cette situation tragique… Mais tragique après coup, car sur le moment la volonté du divorce est la plus forte et elle aveugle les meilleurs sentiments.

Pour un couple chrétien, le seul moyen de se préserver du divorce, c’est premièrement une relation authentique et constante avec Dieu et entre les deux époux devant Dieu, à la fois dans la crainte de Dieu et la communion avec le Seigneur, une vie chrétienne riche et spirituelle (Jean 15. 1/17 « Demeurer dans son amour »). -Voir l’étude sur Le chrétien-.

Les divorcés dans l’église
Nous voyons souvent arriver dans les églises des personnes divorcées et remariées, cherchant un accueil et de l’aide dans leur démarche pour s’approcher de Dieu. Elles devraient alors pouvoir trouver une réponse à leur problème pour reconstruire leur vie dans la paix et l’équilibre. Est-ce à dire que pour cela que le divorce est un acte sans conséquence ?

Nous devons savoir et admettre que le divorce n’est pas banal. C’est un péché que Dieu hait et que l’on ne peut prendre à la légère, même sous prétexte que certains y sont tombés et qu’ils ont pu être pardonnés et relevés par la grâce de Dieu.

Le divorce est un péché que commettent ceux qui le provoquent et une terrible souffrance pour ceux qui le subissent.

Jésus dit que divorcer pour épouser une autre personne est un adultère.

« Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et quiconque épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère ». Luc 16:18

Les blessures de ceux ou celles qui ont été trompés et abandonnés sont douloureuses, profondes et souvent inguérissables. Les personnes divorcées, les femmes surtout, en plus de la souffrance morale et de l’humiliation, se retrouvent avec leurs enfants, face à des problèmes insurmontables.

Les enfants eux mêmes sont traumatisés par le départ de l’un des parents et sont très longtemps à s’en remettre. Parfois, les séquelles de ces souffrances demeurent toute la vie produisant des perturbations psychologiques et sentimentales.

Non le divorce n’est pas banal ! C’est un événement extrêmement grave car il est destructeur, ce que les responsables du divorce ne prennent pas souvent en considération et même s’ils le font, le désir et l’attrait de leur plaisir est le plus fort. Il y a une séduction du péché, en ce qui concerne le divorce.

Je souffre toujours à la pensée que quelqu’un puisse faire de mon exemple un prétexte pour divorcer. Ma première prière a été que Dieu me pardonne d’avoir été une occasion de souffrances et peut être de chute pour certains, mais aussi qu’Il limite les conséquences de ce mauvais exemple.

Dieu hait le divorce ! A la fois pour ce qu’il est et pour les souffrances qu’il occasionne.

Malachie 2:16 : « Car je hais la répudiation, dit l’Éternel, le Dieu d’Israël, Et celui qui couvre de violence son vêtement, dit l’Éternel des armées. Prenez donc garde en votre esprit, Et ne soyez pas infidèles! »

Cependant, je le répète : Dieu ne veut pas la mort du pécheur.

Je parle ici de celui ou de celle qui porte la responsabilité du divorce. Ils sont souvent en proie, s’ils sont chrétiens, à un culpabilité pesante, dont ils n’arrivent pas à se défaire.

Ils ont comme les autres pécheurs, besoin de prendre conscience de la miséricorde de Dieu pour tout pécheur qui se repent.

Le divorce sévit de plus en plus dans les églises, touchant des frères et des sœurs et même les couples pastoraux. Il est devenu une situation de fait pour beaucoup de chrétiens.

Comment cela peut-il se faire ?
Les raisons sont souvent les mêmes que pour les couples non-croyants, avec, en plus, un éloignement progressif du Seigneur, pour des raisons qui semblent parfois très normales : une promotion professionnelle, la construction d’une nouvelle maison ou l’achat d’un nouvel appartement, la fréquentation de nouveaux amis, l’éloignement géographique de l’église… On se retrouve dans un état d’esprit fragilisé face à la tentation… particulièrement d’infidélité au conjoint.

La plupart des divorces ont pour origine une relation ambiguë avec une autre personne, souvent un ou une collègue de travail.

On découvre un personnage sympathique que l’on admire pour ses qualités naturelles, sa prévenance ou autre côté attirant. On se laisse prendre au piège de cette sympathie, qui va créer des liens qui deviennent vite affectifs et passionnés. Puis la relation devient de plus en plus étroite et finit par la relation sexuelle, qui semble irréparable, produisant à plus ou moins long terme la rupture avec le conjoint.

Ce qui peut paraître assez « normal » pour une personne non-croyante, semble impensable pour un chrétien.

Cependant, il ne faut jamais oublier qu’un chrétien ou une chrétienne sont des êtres humains avec leurs faiblesses, confrontés aux mêmes tentations et vivant les mêmes convoitises, les mêmes passions qui luttent dans nos membres.

Si cette tentation survient à un moment où le couple est en difficulté, ou quand on est soi-même accablé par la fatigue morale, le relâchement spirituel, les ressources qui permettraient de surmonter la tentation ne sont plus au rendez-vous. C’est le moment que choisira le diable pour vous détruire. Aussi soyez vigilants !

A ceux qui sont divorcés.
Parfois, la réconciliation est possible.

« Si elle est séparée, qu’elle demeure sans se marier ou qu’elle se réconcilie avec son mari, et que le mari ne répudie point sa femme ». 1 Corinthiens 7:11

Cependant, il faut tenir compte de la volonté ou de la détermination de chacun. Rien n’est à sens unique et Dieu laisse à celui qui part la responsabilité de son choix, permettant aussi dans cette occasion à celui (ou celle) qui est quitté de s’en remettre totalement au Seigneur quel que soit la suite. Et puis dans beaucoup de cas la situation devient irréversible, parce qu’il y a remariage de l’un ou des deux conjoints séparés. Parfois des enfants sont nés de ces remariages. Je vous livre le témoignage de mon expérience personnelle à ce sujet.

Extrait du livre « UN FILS PERDU ET RETROUVE » :

« Au moment où je retrouvais le sentiment du pardon de Dieu que m’apparut soudain la complexité de ma situation familiale. J’étais un divorcé-remarié et une petite fille était née de cette union. Je me trouvai dans une impasse, seul avec mon problème, en tête-à-tête avec Dieu. Ma femme ne savait rien de ce qui se passait en moi, sinon qu’elle me voyait lire de nouveau la Bible et rester seul pendant des heures, matin, midi et soir dans le bureau du magasin.

Je ne voyais personne à qui confier mon désarroi. Je connaissais beaucoup de frères qui m’auraient donné des réponses toutes prêtes. Je connaissais aussi les textes bibliques concernant le divorce. J’aurais pu, à une certaine époque, donner des conseils à ce sujet, mais cette fois, j’étais personnellement concerné et je ne savais comment régler le problème. Fallait-il divorcer de nouveau et retourner vers ma première femme, engendrant ainsi un nouveau drame ?… Je sentais que cette solution n’était pas la bonne. Et puis Dieu n’avait-il pas tiré un verrou ? Je réalisais aussi soudainement que la naissance de notre fille Nolwenn avait été une intervention divine de la part de celui qui connaît toutes choses d’avance. Dieu avait permis cette naissance, prévoyant le cas de conscience dans lequel je me trouverais huit ans après ! A l’heure où j’écris ces lignes, elle approche de ses vingt ans et quand ce livre paraîtra elle sera mariée où près de l’être. Lorsque je la regarde aujourd’hui, je remercie le Seigneur de nous l’avoir donnée. Non seulement elle est une source de joie et de satisfaction, mais elle est le verrou que Dieu a mis en place dans notre foyer, afin de bloquer tout retour en arrière.

Cependant, lorsque je me débattais avec mon problème cela ne me donnait pas une réponse précise de la part du Seigneur. Je ne voulais surtout pas me convaincre par mes propres arguments. Je demandais à Dieu une parole claire et venant de Lui, sans que j’y mette la main. Alors je lui ai simplement dit : « Père, je crois que tu as pardonné mon péché, (j’en avais la certitude et le témoignage intérieur), tu connais mieux que moi cette situation et surtout la réponse. S’il te plaît, fais-moi connaître ton conseil. Envoie-moi un de tes serviteurs avec une parole venant de toi. » Je lui nommai alors par leurs noms, trois pasteurs que je connaissais bien en Lui disant cependant : Seigneur, je préférerai un tel, mais c’est comme tu voudras ».

Nous étions alors dans la première semaine du mois de Juin 85. Environ huit jours après cette prière, je me trouvais occupé dans le magasin avec quelques clients lorsque je me retournais pour servir une personne qui venait d’entrer. C’était le frère dont j’avais parlé au Seigneur !

Son arrivée fut le résultat d’une réelle direction de Dieu. Il ne devait pas venir dans la région, ayant décidé d’un autre programme. Mais sur l’invitation d’un groupe de chrétiens qui entreprenaient une mission d’évangélisation près de Vannes, il avait fait un détour afin de les visiter. Il était accompagné de son épouse et ils campaient dans leur caravane aux abords de la ville. Le soir, le frère oublia d’éteindre sa machine à écrire qui fonctionnait avec des piles. Bien sûr, pendant la nuit celles-ci se déchargèrent, cela est naturel.

Le lendemain matin, le frère et sa femme vinrent donc en ville pour entre autres choses, se procurer des piles neuves. Il ignorait où j’habitais et encore moins ce que je faisais. De plus je ne vendais pas de piles électriques ! Et voilà qu’il se trouvait dans mon magasin pour en acheter ! Il était là, juste devant moi ! C’était la première partie de la réponse de Dieu, Il se sert aussi des circonstances ordinaires pour accomplir ses desseins.

Le premier instant de surprise passé, je lui expliquai ma démarche vers Dieu et comment j’avais prié. Il convint avec moi que le Seigneur l’avait réellement dirigé vers nous. Après la fermeture du magasin, nous montâmes à l’appartement avec ma femme, qui se demandait bien ce qui se passait, et au cours de l’entretien qui suivit, le frère nous expliqua comment il voyait la situation. C’était un homme d’expérience et il avait déjà dû régler quelques problèmes de ce genre. Il nous expliqua que dans le domaine du divorce chaque cas est particulier et qu’il est imprudent d’appliquer une même solution à toutes les situations. En ce qui nous concernait, il nous montra les choses de la manière suivant : Une cellule familiale avait été détruite. Une nouvelle cellule s’était créée. Si nous brisions cette dernière pour tenter de reconstituer la première, cela échouerait et produirait inutilement de nouveaux drames. La solution était de demeurer dans la situation actuelle, en marchant désormais avec le Seigneur.

Bien sûr, cette solution n’est pas applicable à tous les cas de divorce et remariage. C’est un sujet très délicat que l’on ne peut pas régler à coup de versets bibliques. Chaque cas est particulier et a sa propre réponse qu’il faut chercher auprès du Seigneur, avec sincérité et humilité. Un vase brisé et réparé n’aura jamais plus l’éclat du neuf. Les brisures recollées laisseront des traces. Mais ce sera à nouveau un vase. La meilleure solution n’est jamais parfaite, ce qui a été détruit ne peut pas toujours être parfaitement rétabli, sur cette terre. Il nous faut donc, avec beaucoup d’humilité, recevoir le pardon et la paix de Dieu, en nous efforçant de vivre désormais selon sa justice » Je ne te condamne pas, mais va et ne pèche plus ! »

Pour nous, le Seigneur nous avait envoyé son messager avec son conseil. J’avais retrouvé la paix et la suite ne fut qu’une succession de bénédictions et d’interventions de Dieu dans notre vie.

Au cours d’une réunion de prières, où nous nous trouvions, le pasteur nous adressa personnellement, une parole, à partir du texte d’Esaie 43.18: » Ne pensez plus aux événements passés. Ne considérez plus ce qui est ancien ».

Nous comprîmes que le Seigneur avait des chemins nouveaux pour nous, qu’il effaçait notre passé et qu’il nous demandait de considérer désormais ce qu’il mettait devant nous. Nous devions recevoir pleinement son pardon et le garder précieusement dans nos cœurs.

Nous eûmes bien souvent besoin par la suite de nous souvenir de ces paroles, en particulier lorsque notre mémoire faisait resurgir nos fautes. Il y a des souvenirs qui ne s’effacent pas facilement et certaines personnes se chargent aussi de les ramener à la surface. Le diable est un accusateur, il se plaît à remettre nos anciens fardeaux sur nos épaules. Mais Jésus est notre intercesseur auprès du Père. Ne soyons jamais dans le camp de l’accusateur, mais tenons nous plutôt au côté de notre intercesseur.

Cependant, une ombre demeurait dans notre vie chrétienne. Mon épouse qui était réellement convertie et qui aimait le Seigneur de tout son cœur, ne pouvait pas se faire baptiser. Les pasteurs s’y opposaient en raison de notre situation familiale. Nous ne pouvions pas non plus pour la même raison participer à la Sainte-Cène. Nous étions des divorcés remariés!

Je ne comprenais pas très bien cette conception du pardon divin: On nous accueillait dans les églises avec bienveillance, mais nous ne pouvions pas participer à la vie normale de membre d’église. Je fis part de cette situation à un pasteur que je connaissais depuis longtemps et sa femme me répondit alors: » Vous savez frère, Dieu pardonne, mais les hommes n’oublient pas! « . Nous nous en rendions compte. Heureusement il y avait pour nous la Parole de Dieu qui a l’autorité sur les pensées et les conceptions des hommes. Cette parole nous soutenait: « Quel Dieu est semblable à toi qui pardonne l’iniquité et qui oublie les transgressions… Il ne garde pas sa colère à toujours, car il prend plaisir à la miséricorde… Il mettra sous ses pieds nos iniquités, Tu jetteras au fond de la mer tous leurs péchés! » Michée 7.18/20

Depuis nous avons trouvé la solution à tous ces problèmes. Le Seigneur a conduit nos pas vers des frères et sœurs qui nous ont accueillis avec bonté et miséricorde.

Vous pouvez lire tout le récit de la bonté de Dieu à notre égard en commandant le livre « Un fils perdu et retrouvé ». à lguyo@club-internet.fr

Voilà, je vous ai livré cette réflexion sur ce que je pense du divorce, ce n’est pas une étude complète. Elle est surtout destinée à mettre en garde les couples chrétiens contre le divorce, et à réconforter ceux qui ont vécu cette difficile situation et qui ont du mal à se situer de nouveau devant le Seigneur.

Si votre repentir est sincère, Dieu vous pardonne et vous accueille comme si vous n’aviez jamais péché. Des cicatrices pourront encore être sensibles, mais le poids de votre culpabilité aura disparu.

Si vous avez souffert d’un divorce dont vous ne vous sentez pas le responsable, il vous aussi réfléchir afin de ne pas adopter une attitude négative.

Examinez-vous sérieusement, profondément, pour peut être mieux comprendre certaines de vos attitudes d’avant les événements… Ne vous considérez surtout pas comme un ou une propre juste, qui rejette toute la faute sur l’autre.

J’ai rencontré beaucoup de personnes qui ont été trompées et abandonnées, souvent des femmes avec leurs enfants. Leur détresse est tellement profonde qu’elle produit dans la plupart des cas l’amertume, la révolte, la rancœur, parfois la haine.

S’il est facile de comprendre qu’il y ait une réaction semblable dans le cœur de ceux qui ont été lésés, il faut aussi savoir que ces sentiments ne résoudront pas leurs propres problèmes, mais ne feront qu’aggraver la souffrance.

Ceux qui ont été blessés, quelques soient la profondeur de ces blessures, doivent s’efforcer de pardonner selon le Seigneur. Je parle ici à des chrétiens.

Pardonnez de tout votre cœur. Si cela vous semble tellement difficile, voir impossible, priez le Seigneur de vous aider et il le fera. Il faut du temps, un effort sincère et persévérant pour admettre la nécessité du pardon, mais pardonner à celui ou celle qui vous a tellement blessé, vous aidera à retrouver la paix et le Seigneur saura guérir complètement votre blessure.

Que le Seigneur vous bénisse tous.

Commentaires

  1. INGOM TAMA LEANDRE LUC a écrit:

    Il n’est pas toujours facile d’admettre de vivre avec une personne indifférente, c’est-à-dire dont on ne comprend pas l’attitude.
    je vis une situation selon laquelle j’ai contracté une femme dont les parents n’étaient pas d’accord. nous sommes allés à la mairie et vivons ensemble mais il n’y a pas de moment de joie et je regrette chaque jour mon acte; que pourrais-je faire, aidez moi.

  2. Shalom à tous !

    Souvenons-nous toujours que Dieu aime le pécheur inconditionnellement – à cause de l’œuvre de Jésus-Christ, mais Il hait le péché sous toutes ses formes. N’ajoutons pas de la souffrance par une incompréhension toute humaine à des situations douloureuses à vivre au quotidien.

    Dieu est Celui qui a créé l’institution du mariage, en Eden et avant la Chute et Il en connait le Mode d’emploi !

    Le Mariage n’a de sens QUE parce qu’il est le reflet du Mariage divin, Christ et l’Église, Dieu et l’âme humaine.

    Il est donc important au plus haut point, de connaitre la Pensée de Dieu sur le mariage, non seulement pour nous soumettre à Dieu mais afin que notre mariage puisse durer dans les temps difficiles où nous sommes arrivés. Dieu est Bon et Il est Amour : Sa Pensée est claire et consignée dans la bible : étudions-La !

    Voilà deux liens d’étude biblique :

    …Jusqu’à ce que la mort nous sépare !
    http://la-mort-nous-separe.over-blog.org/

    Deux en UN
    http://deux-en-un.over-blog.com/

    Quand nous connaissons la Pensée de Dieu, Sa Pensée à Lui et non l’interprétation que les hommes en donnent, nous allons pouvoir « mesurer » l’espace entre Sa Pensée et la notre… et nous savons tous que nous pensées sont éloignées des Siennes comme l’Orient est éloigné de l’Occident !!

    Quand nous avons la force et la droiture de cœur de regarder de près dans la « Loi de l’Éternel » qui est une Loi de liberté de l’Esprit de Vie en Jésus Christ et que nous souvenons que notre Dieu nous aime inconditionnellement, alors nous pourrons regarder notre vie comme Dieu la considère et aligner notre pensée sur la Sienne… afin d’accomplir Sa Volonté !

    Le mot « péché  » dans la Bible et en hébreu, signifie MANQUER la CIBLE : quand nous péchons volontairement ou inconsciemment, nous sortons du Plan de Dieu pour notre vie. Il y a une bonne nouvelle pour nous : nous pouvons toujours revenir à Lui car, comme le Père du Fils prodigue, Il ne nous fera jamais de reproche quand nous revenons à Lui pour Lui dire : Père, j’ai péché…

    Le pécheur est toujours PARDONNABLE et PARDONNE à cause de la Croix.
    Le péché n’est JAMAIS excusé et mène toujours à la mort… spirituelle ou physique.

    Le péché sera pardonné quand il est confessé ET abandonné. Dieu ne peut pas pardonner et permettre que nous continuons dans le péché qui L’offense, car Il est un Dieu SAINT ! Trop souvent, nous pensons que Dieu est indulgent et nous pardonne… mais nous pouvons continuer dans l’adultère…

    Non ! Dieu est Juste et Saint et s’Il acceptait cela,Christ serait donc mort en vain : n’oublions pas que Jésus-Christ est venu pour nous sauver de nos péchés !!!

    Dire que nous pouvons continuer de pécher pour éviter d’autres souffrances… n’est pas ce que Dieu dit : Dieu est Dieu et Il ne change pas ! Sa Pensée est invariable dès l’instant où Il la manifeste S’Il appelle adultère une situation, cette situation est adultère… sans pouvoir la nommer autrement.

    Nous avons un exemple clair dans le chapitre 13 du livre de Néhémie : si nous considérons que l’Ancien Testament, ce sont les Saintes Écritures, il ne nous est pas possible – si nous voulons être droits de cœur devant notre Dieu – d’éluder cet exemple en disant… ce n’est plus pour notre temps !

    La Loi de Dieu avait été clairement établie , reconnue et acceptée : pour y revenir, il fallait donc sectionner, retrancher ce qui avait fait pécher ces hommes et ils devaient donc renvoyer les femmes et les enfants de l’adultère spirituel commis envers Dieu. Quelle douleur ! Quelle souffrance ! Quel chagrin ! …pourtant c’était le prix de la purification de l’obéissance de l’assurance du pardon de Dieu !!!

    De nos jours, nous conseillons – comme cela a été témoigné plus haut
    blockquote cite= »ll nous expliqua que dans le domaine du divorce chaque cas est particulier et qu’il est imprudent d’appliquer une même solution à toutes les situations. En ce qui nous concernait, il nous montra les choses de la manière suivant : Une cellule familiale avait été détruite. Une nouvelle cellule s’était créée. Si nous brisions cette dernière pour tenter de reconstituer la première, cela échouerait et produirait inutilement de nouveaux drames. La solution était de demeurer dans la situation actuelle, en marchant désormais avec le Seigneur. »

    Ce n’est pas ce que la Bible nous montre. La Sainteté de Dieu est en jeu dans cette approche de compromission et nous bafouons Dieu Lui-même.
    L’enseignement de Jésus est ferme concernant la situation des divorcés : Il est Lui l’Époux… Ne connait-Il pas bien les Lois du Mariage ?
    C’est pour cela qu’Il nous renvoie … AU COMMENCEMENT… et Il dit MAIS MOI, Je vous dis…
    Jean Baptiste Lui-même a payé de sa tête pour avoir dénoncé l’union d’Hérode et Hérodiade… Dieu n’a pas changé depuis le Commencement !

    Nous cherchons trop souvent conseil auprès des hommes au lieu de chercher la Pensée de Dieu . Jérémie 17 dit ceci : Maudit est celui qui se confie en l’homme… si nous accomplissons le conseil des hommes, non seulement nous nous trompons (avec bonne conscience !) mais nous tombons sous la malédiction de Dieu.

    Ouvrons nos yeux, réveillons-nous : Dieu est Dieu et ne changera JAMAIS Sa Pensée. Les adultères n’hériteront pas du Royaume des Cieux…
    Il est toujours possible de revenir à Dieu, mais cela a un prix, oui… Mais en retour, nous recevons SA Vie et Elle n’a pas de prix !

    Que le Seigneur vous bénisse richement pour voir votre vie comme Dieu la voit Lui-même ! Il vous aime et veut que vous viviez !

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