Articles avec le tag ‘le péché’

Un message ancien mais plus que jamais actuel: Vous avez besoin de croire que Christ est votre sanctification !

Sources: Blogdei

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Sur la chute de l’homme, le péché, la perversité du cœur qui en résulte, la condamnation, l’œuvre historique de Jésus-Christ, la justification par la foi, l’enseignement des premiers méthodistes est l’enseignement de nos réformateurs, à la réserve de la prédestination.

Quant à la sanctification, ils nous mènent beaucoup plus loin que les réformateurs; ils se séparent d’eux, ainsi que de la plupart des chrétiens de nos jours, sur deux points principaux : la plénitude du Saint-Esprit et la sanctification entière; deux points qui, en fait, dans la vie ne font qu’un.

Dans la pensée des premiers méthodistes, ou plutôt dans leur expérience et dans la « Bonne Nouvelle » qu’ils annoncent, il y a deux sanctifications :
L’une qui est instantanée et qui consiste dans la purification du cœur, dans l’enlèvement complet du « péché intérieur. »
L’autre qui est progressive, qui n’est autre que le progrès, et qui consiste à croître dans la connaissance et dans l’amour de Dieu.
Ces deux sanctifications, comme la justification, ne sont nullement obtenues par les œuvres; elles sont toujours don gratuit, à nous acquis par la mort du Sauveur, et ne se reçoivent que par la foi.

La sanctification entière n’est pas seulement la disparition de tout égoïsme, de toute sensualité, de tout amour du monde, de tout orgueil, de toute fausseté et de toute méchanceté (point de vue négatif de l’œuvre); elle est l’acte par lequel Dieu remplit le cœur de son Saint-Esprit et de tous les fruits de l’Esprit, amour, paix, joie, etc. et elle est l’état du cœur ainsi rempli.

Cette sanctification entière étant par la foi, avons-nous dit, nous devons la recevoir tels que nous sommes; ainsi que nous le disons de la justification aux pécheurs que nous appelons à la conversion. Avoir la pensée de devenir ou de faire quelque chose avant de la recevoir, c’est vouloir l’obtenir par les œuvres. Et si nous devons la recevoir tels que nous sommes, nous devons la recevoir maintenant.

A la conversion, le Saint-Esprit « convainc de péché, » il éclaire le pécheur, le persuade et l’attire au Sauveur. Celui qui se convertit reçoit donc une effusion du Saint-Esprit; mais cette grâce n’est point encore la plénitude du Saint-Esprit. Avoir reçu le pardon des péchés, être justifié, ce n’est pas à dire qu’on ait été « rempli du Saint-Esprit, » « purifié de toute souillure » et « revêtu de la Puissance d’En Haut. »

Le Baptême du Saint-Esprit « remplit » de l’Esprit (Actes II, 4). Le Saint-Esprit en nous est « comme le feu du fondeur, » il « purifie, » il « épure comme on épure l’or et l’argent. » Il consume toute racine, tout germe de péché.

II est en outre l’huile sainte qui oint sacrificateur, prophète et roi avec Jésus-Christ. Sacrificateur et prophète, pour intercéder en faveur des pécheurs, « offrir sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges, le fruit des lèvres qui confessent son nom, » « annoncer ses vertus, » « être ses témoins. » Roi, d’un royaume qui n’est pas de ce monde, pour « avoir puissance sur toutes les forces de l’ennemi. »

Cette plénitude de l’Esprit est répandue sur quiconque a la foi pour la recevoir, sans aucune distinction de sexe, d’âge, de rang ou de culture : « je répandrai mon Esprit sur toute chair, hommes, femmes, vieillards, jeunes gens, serviteurs, servantes, esclaves, et ils prophétiseront. »

Cette onction, cette sanctification radicale, ne sont obtenues que par la foi; mais il y a foi et foi. Tel a la foi pour recevoir le pardon de ses péchés, mais a-t-il la foi pour « être purifié de toutes souillures et de toutes ses idoles, » pour « être revêtu de la Puissance d’En Haut, afin d’offrir sans cesse le sacrifice de la louange » et d’annoncer la Bonne Nouvelle à toute créature? » II n’a pas encore l’idée de grâces semblables, et peut-être que lorsqu’il en entendra parler, il ne les croira pas même possibles. « Dieu soit béni pour cette puissante foi qui saisit « la Promesse du Père, » disaient les premiers méthodistes en parlant de l’entière sanctification; aussi s’efforçaient-ils de faire naître cette foi chez les chrétiens.

La sanctification entière étant avant tout un état de l’âme : plénitude de foi, d’amour, de joie, d’esprit de louange et d’actions de grâces, ce ne sera pas une pure tautologie de dire qu’elle ne se conserve que dans l’obéissance, le travail, le progrès continuel. Bien loin donc qu’elle exclue le progrès, elle le nécessite et elle en est la condition essentielle. Les chrétiens qui ne sont pas entièrement sanctifiés ne progressent guère.

Tiré de « Vie de William Bramwell », Dépôt des publications méthodistes, Nîmes, 1955.

>>> Lire d’autres extraits de ce livre (La foi de nos pères)

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