Témoignage de Tricia Tillin : Comment des chrétiens peuvent être séduits par des fausses doctrines.

Comment des chrétiens peuvent être séduits par des fausses doctrines
Tricia Tillin

Version originale angliase: www.banner.org.uk

Traduction faite par Parole de Vie

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Je n’aime pas publier mon propre témoignage, parce que cela semble me mettre en valeur. Si je le fais, ce n’est pas pour me vanter. Je souhaite plutôt aider d’autres Chrétiens, et montrer comment j’ai été séduite par la « confession positive » et les faux enseignements du Mouvement de la Parole de Foi, et comment Dieu m’a éclairée.

ATTIRÉE DANS LE PIÈGE
Je suis née de nouveau en 1965, dans le cadre de l’Eglise Anglicane. J’ai ensuite fréquenté diverses dénominations, dont certaines étaient charismatiques. Au cours des années 80, le Mouvement Charismatique avait le vent en poupe. Mais il s’est égaré dans le Mouvement de la Restauration. Cela a représenté une déception pour moi. Je n’étais pas satisfaite de la spiritualité de la plupart des églises en Grande-Bretagne, et je recherchais une communauté plus vivante. Un ami m’a parlé du ministère de Kenneth Copeland, qui commençait à se développer. J’ai commencé à recevoir son magazine, et des amis m’ont prêté ses cassettes.

Il m’a semblé que c’était tout à fait ce que je cherchais ! C’était un enseignement frais, positif, excitant, et rempli de connaissances bibliques profondes. J’ai voulu en savoir plus. Je voulais connaître Dieu d’une manière plus profonde, et développer une communion fraternelle avec des Chrétiens qui ne traitaient pas les miracles avec mépris. Le ministère de Copeland était l’un des rares ministères qui approuvaient à cette époque les dons de l’Esprit. Il semblait aussi aller plus loin que l’étude des textes de base de l’Evangile, et ne craignait pas de secouer les conventions « religieuses » dominantes.

Contrairement à la tiédeur et au négativisme ambiants, le ministère de Kenneth Copeland me semblait plein de vie. Loin de craindre et d’éviter les choses spirituelles, les Copeland semblaient au contraire les rechercher et les encourager. Au lieu de cette attitude résignée qui consistait à dire que nous devons accepter la douleur et la souffrance, les Copeland prêchaient la victoire, la guérison et la défaite du diable. Nous n’avions pas besoin de défaites supplémentaires : Jésus avait gagné le combat et nous avait libérés ! Tout cela me faisait du bien à entendre.

Quant à la musique… ! La musique des réunions des Copeland était glorieusement stimulante, et remplie de confessions de foi victorieuses. Elle vivifiait mon esprit et m’aidait à fixer mes pensées sur les côtés positifs de la Bible.

En fait, il n’y avait rien de semblable à cette époque en Grande-Bretagne. Au cours des années 80, nous avons commencé à éprouver de grandes inquiétudes à cause de l’enseignement de la couverture spirituelle, et le renouveau charismatique a fini par s’enliser dans le Mouvement de la Restauration. Toutefois, à cette époque, le Mouvement de la Parole de Foi (ou de la Confession Positive) avait pris position contre le Mouvement de la couverture spirituelle, et les deux mouvements étaient restés séparés. En fait, le principal dirigeant du Mouvement de la Parole de Foi, Hobart Freeman, avait écrit un article très important pour dénoncer la doctrine de la couverture spirituelle. Cela a été une raison supplémentaire pour nous faire accepter l’enseignement de la Parole de Foi.

Souvent, nous avalons un appât, sans réaliser qu’il y a un hameçon caché à l’intérieur ! Il m’a fallu du temps pour me rendre compte qu’en mâchant cette nourriture, ma bouche était remplie de sang !

LES CONFÉRENCES ET CONVENTIONS

J’ai fini par avoir l’occasion d’assister à l’une des conférences organisées par Kenneth Copeland pour la première fois en Grande-Bretagne. Elle devait se dérouler dans un petit cinéma de Birmingham. Comparée aux conférences actuelles, elle n’était pas très imposante. Seulement quelques centaines de personnes ont assisté à cette conférence. Le ministère de Copeland n’intéressait qu’une minorité de Chrétiens en Grande-Bretagne.

Toutefois, j’étais très excitée à l’idée d’avoir pour la première fois l’occasion de voir les Copeland en direct sur une estrade. Au début, j’ai été un peu déçue, mais l’excitation de ce moment me poussa à continuer à venir aux réunions. Je n’étais pas habituée à rencontrer autant de Chrétiens à l’esprit aussi positif. En plus des réunions, au cours desquelles je prenais une foule de notes, nous étions heureux de profiter de la louange et de l’adoration qui font la réputation des Chrétiens anglais, et d’être en communion avec des centaines de personnes qui partageaient les mêmes idées que nous. C’était nouveau pour nous, et très stimulant.

Mais les Copeland avaient très mal pris la mesure des besoins des Chrétiens anglais. Ils n’avaient pas bien préparé leur travail ! Ils s’attendaient à ce que des Anglais soient aussi expansifs que les Américains dans leur louange et dans leur vie chrétienne. Ils n’avaient pas compris que les églises anglaises étaient en général petites, anciennes, assez rigides et totalement désintéressées des problèmes d’argent.

Ce fut donc pour eux une erreur de produire une chanteuse professionnelle, avec tout un orchestre pour l’accompagner. Elle se comporta comme si elle faisait une émission de télévision. L’auditoire l’a écoutée tranquillement tout au long de sa performance, en applaudissant poliment à la fin. Pour des Anglais, cela ne se faisait pas, dans une réunion chrétienne ! C’était presque aussi inconvenant que de jouer une pièce de théâtre dans une église locale.

Après quelques morceaux, la pauvre dame a réalisé qu’elle se trouvait devant un mur, et a cessé de faire des efforts. Mais les Copeland avaient appris la leçon. Ils ont arrêté de produire d’autres « artistes », tant que nous, Anglais, n’aurions pas été rééduqués dans ce domaine !

Ce que nous voulions, c’était chanter tous ensemble des cantiques. C’était le style des Pentecôtistes chez nous, avec une pincée de touche anglicane dans le choix des hymnes. Nous étions habitués à chanter collectivement, et c’est comme cela que nous aimions louer Dieu. Alors que nous n’éprouvions aucun intérêt à écouter une artiste chanter en solo comme si elle se produisait dans un cadre professionnel ! Comme les choses ont changé à présent !

Mais nous avons pardonné l’erreur des Copeland, et nous avons apprécié les réunions. Nous avons acheté une pile de brochures. Nous avons été tout de même choqués par leur prix très élevé. Mais on nous a dit que c’était pour soutenir leur ministère, et que, de toute manière, ce que nous avions payé nous serait remboursé au centuple par le Seigneur !

COPELAND ÉTAIT-IL UN FAUX PROPHÈTE?

Nous étions sur notre petit nuage après cette conférence, et nous n’étions pas prêts à nous laisser redescendre sur la terre ! Il y avait pourtant certaines personnes autour de nous qui essayaient de nous détourner de nos Copeland bien-aimés, en nous faisant remarquer quelques problèmes.

Il y avait quand même quelque chose de troublant. C’était la prophétie que Kenneth Copeland avait donnée en 1983 à la convention nationale des Hommes d’Affaires du Plein Evangile à Birmingham. J’avais conservé une transcription de cette prophétie, qui promettait des choses très précises à propos de la Grande-Bretagne.

D’après cette prophétie, donnée en juin 1983, Copeland affirmait que l’heure de la visitation de l’Angleterre était arrivée. Il disait que le réveil avait commencé, et allait prendre de l’ampleur. Il promettait des « dizaines de milliers » de conversions et un flot puissant de l’Esprit dans tout le pays. Il prophétisa que cela se passerait avant la fin du mois de juin 1983.

Il prophétisa aussi qu’avant septembre 1983 le nombre des participants à sa conférence aurait doublé, et qu’en octobre, il aurait triplé. Il fit aussi d’autres promesses que nous avons souvent entendues depuis, que les gens tomberaient sur leur face dans les supermarchés, leurs visages rayonnant de la gloire de Dieu, que toute la nation serait convaincue de péché, etc, etc…

J’ai moi-même dû admettre qu’il s’était trompé. A la conférence suivante, à laquelle j’ai assisté, il y avait moins de monde qu’auparavant, et certainement pas plus. Le grand réveil annoncé ne s’est pas produit, ni le doublement et le triplement des participants aux conférences suivantes de Kenneth Copeland. Comment pouvais-je expliquer cela ? Copeland était-il un faux prophète ?

Pour moi, certainement pas. J’avais trouvé quelque chose de bon, et ce petit accroc n’allait pas me détourner du chemin ! Les Copeland représentaient tout ce dont j’avais besoin. Ils étaient spirituellement mûrs, forts et remplis de sagesse. Peut-être avaient-ils commis quelques erreurs. Et alors ? Je classai donc l’affaire dans un coin de mon cerveau, dans la catégorie des « mystères inexpliqués ».

LE SEIGNEUR S’EFFORCE DE M’OUVRIR LES YEUX

Après la conférence annuelle, les choses prirent à nouveau leur tour routinier. Je pratiquais tout ce que je lisais. Je prononçais des affirmations positives, je prenais autorité sur mon corps et les circonstances de ma vie, j’appelais à l’existence des choses qui n’existaient pas, en prononçant des paroles créatrices, et je plantais mes semences financières, de l’argent qui nous manquait par ailleurs, et que nous ne nous pouvions pas nous permettre de dépenser ainsi. Je m’élançais cependant dans l’atmosphère élevée et raréfiée de la « foi », proclamant « saisir par la foi » tout ce que visualisais, qu’il y ait ou non des signes tangibles.

J’avais pourtant rarement des encouragements physiques à ma foi ! J’ai pu me guérir une fois ou deux d’un rhume ou d’un refroidissement. Mais, en général, je devais admettre que toutes mes visualisations et affirmations n’apportaient aucun changement à ma vie de tous les jours. Je ne me décourageai pas pour autant. Je savais que j’avais besoin de développer ma foi en mémorisant les paroles de l’Ecriture. J’ai donc acheté des cassettes enregistrées du texte de la Bible, et des cantiques composés sur les paroles de la Bible, pour m’aider à planter profondément la Parole de Dieu dans mes pensées.

Tout cela représentait un travail pénible. Mais j’étais préparée à faire tous les efforts nécessaires pour moissonner toutes les victoires que les Copeland moissonnaient apparemment, tout au moins ce que j’en lisais dans leur magazine ! Ils parlaient des grands miracles qu’ils vivaient, comme la guérison d’un enfant infirme, de plusieurs aveugles, ou de cancers qui disparaissaient instantanément. Je n’avais jamais vu moi-même de tels miracles, et j’aspirais ardemment à en voir au cours d’une réunion. Aussi attendais-je avec une grande anticipation la conférence de 1985.

De temps en temps, nos amis critiquaient les enseignants de la Parole de Foi. Cela m’indignait et m’irritait. J’étais toujours sur la défensive quand on parlait des Copeland, de Kenneth Hagin, et d’autres comme eux, que nous avions appris à aimer et à considérer comme nos maîtres dans la foi. Quand on nous disait qu’ils vivaient dans le luxe, qu’ils possédaient des demeures grandioses, des avions, des belles voitures, etc…, je les défendais avec ardeur. Pourquoi n’auraient-ils pas été bénis financièrement ? Ils avaient semé les bonnes semences, et Dieu le leur rendait au centuple !

Quant à la guérison, j’avais la certitude absolue qu’aucune maladie ni aucune infirmité ne pouvait affliger un Chrétien qui marchait dans la foi. J’avais parfaitement compris que Jésus avait pris toutes nos maladies sur la croix, et que nous avions donc une parfaite autorité sur elles. Chaque fois que je ressentais une gêne physique quelconque, avant toutes choses, j’avais recours immédiatement à la prière, et je méprisais ceux qui se confiaient dans les pilules et les médecins. Etre obligée de faire appel à la médecine aurait été pour moi le signe d’une faible foi !

Cela n’aurait servi à rien, de toutes façons, de me faire remarquer que j’avais exactement les mêmes problèmes physiques que tous les autres Chrétiens de mon église, malgré ma « grande foi » et ma « profonde connaissance » des Ecritures ! Cela me posait certainement un problème à l’époque, mais il n’aurait servi à rien de me le faire remarquer. Tout pouvait être expliqué par mon manque de foi. Je ne devais certainement pas être encore au point ! Il me fallait travailler encore plus à connaître les versets de l’Ecriture et à les confesser avec encore plus de hardiesse. C’était tout ! Si seulement je pouvais me débarrasser de mes doutes, et avoir une parfaite foi !

Je rejetais immédiatement et je détruisais tout ce qui pouvait provoquer en moi des doutes et une attitude « négative ». Je n’écoutais aucune cassette où l’on critiquait le message de la foi. Je ne lisais aucun livre ni aucune brochure que l’on m’offrait pour me démontrer les erreurs de ce Mouvement. A mon avis, ce n’étaient que des faux jugements et des attaques venant de jaloux qui n’avaient aucune compréhension des voies de l’Esprit. Ils voulaient seulement me faire douter. Je continuai donc à fermer mes pensées et à refuser de me remettre en question.

DES PROBLÈMES FINANCIERS

Ceux qui ont suivi le même chemin que moi connaissent bien ces problèmes financiers ! Jon, mon mari, et moi, nous désirions ardemment pouvoir payer nos dettes, joindre les deux bouts, et cesser de nous tourmenter constamment au sujet de l’argent. Nous connaissions pourtant la théorie : donner fidèlement notre dîme chaque mois, à notre église ou à un autre ministère, et considérer ce don comme une semence que Dieu devrait bénir, en nous le remboursant avec une « plus-value ». Oh oui ! Nous connaissions bien la théorie, et notre foi était absolue. Personne n’aurait pu nous reprocher de semer dans le doute. Nous plantions fidèlement nos semences financières, et nous donnions ponctuellement chaque mois dix pour cent de notre revenu. Le problème, c’est que nous ne pouvions même pas nous permettre de donner autant chaque mois. C’était une folie, sur le plan économique, car nous devions nous priver de nos besoins élémentaires. Mais nous ne récoltions jamais rien, contrairement à ce qu’on nous disait. Etrange !

Dieu nous a pourtant bénis dans notre ignorance et nous a tenu la tête hors de l’eau. Mais jamais nous ne constations la venue de ce « centuple » promis ! Où était-il donc ? Certes, nos yeux n’étaient pas fixés sur la rémunération, mais cela nous aurait fait quand même du bien de pouvoir parfois joindre les deux bouts.

Ce fut un jour très sombre pour moi, lorsque je dus finalement admettre que nous ne pouvions plus nous permettre de donner autant. C’était vraiment un anathème, en ce qui concernait l’enseignement du Mouvement de la Parole de Foi ! Quoi ? Ne plus donner notre dîme ? C’est le Directeur de notre banque, plein de bon sens, qui nous a conseillé d’arrêter de la donner, avant d’être obligés de perdre notre maison et tous nos biens.

Je ne détaille pas toutes les folles « aventures de la foi » dans lesquelles je me suis embarquée, et dans lesquelles j’ai embarqué mon mari ! J’en tremble encore à présent quand j’y pense ! Quelle folie d’avoir cru que c’était Dieu qui nous avait embarqués dans des choses aussi insensées !

NOS PRIÈRES POUR AVOIR UN ENFANT

A cette époque, la chose qui était la plus chère à notre cœur était le besoin d’avoir un enfant. Nous avions prié pendant des années, nous avions cru, nous avions reçu des « prophéties personnelles » à ce sujet, mais rien ne se passait. Nous avions failli céder et aller consulter un médecin. Mais, à la dernière minute, j’ai senti que ce serait un camouflet pour le Seigneur, et que nous devions Lui faire confiance. Ne nous donnerait-Il pas alors ce que notre cœur désirait ?

Un jour, nous avons reçu un magazine édité par un autre « ministère de foi », je ne sais plus lequel. On nous offrait de parrainer des orphelins à l’étranger. Je sais à présent, pour avoir lu diverses enquêtes à ce sujet, que de telles propositions sont souvent mensongères, et ne sont que des moyens de récolter de l’argent pour le profit de ces ministères. Cependant, à cette époque, j’ai cru tout ce que j’ai lu.

Il me vint une pensée, que je crus inspirée par le Seigneur. Il me semblait que si nous faisions une forte offrande à ce ministère dans le but de parrainer un orphelin, comme semence spirituelle, Dieu nous exaucerait et nous donnerait un bébé. Je pense que vous avez déjà anticipé ce que je vais vous dire ! A l’époque, je ne me doutais pas quelles souffrances nous seraient occasionnées par ce plan hardi !

Nous avons donc rédigé un chèque, avec une grosse somme. Après avoir beaucoup prié et confessé notre foi, nous l’avons posté. A mesure que les jours passaient, notre foi a chuté. Je ne pouvais même plus me tromper moi-même et croire que c’était Dieu qui m’avait poussé à faire une telle chose. Je n’ai pas eu de bébé. Je me rappelle être sortie me promener avec quelques amis et leurs enfants. Je me suis assise sur une balançoire dans un parc, et je me suis balancée machinalement, envahie par le chagrin, la déception et l’amertume. Pourquoi Dieu n’avait-Il pas exaucé notre prière de foi ? Où était la faille ?

Je pensais parfois que ce n’était peut-être pas la volonté de Dieu que nous ayons des enfants. Mais j’étais alors reprise par mes enseignements sur la foi, et je rejetais absolument ces doutes comme venant du malin. Je répétais tout ce que j’avais appris, notamment le fait que si Ses paroles demeuraient en nous, tout ce que nous demanderions, Dieu nous l’accorderait, parce que nos désirs sont conformes aux Siens. L’échec n’était pas permis !

L’idée que Dieu pouvait nous refuser ce dont j’avais désespérément besoin était une hérésie ! Mais j’avais oublié que Dieu est le Tout-Puissant, le Seigneur omniscient. Il sait toutes choses. Il connaît le début et la fin de toutes choses. Dans Sa grande sagesse et Sa parfaite connaissance de ma vie, Il savait que lorsqu’Il m’appellerait à exercer le ministère qu’Il avait prévu pour moi, il me serait impossible de Lui obéir pleinement si j’avais alors à m’occuper de jeunes enfants. Quel était l’appel le plus élevé : être une mère de famille, ou une sentinelle de Dieu dans les temps de la fin ? Dieu le savait, mais je l’ignorais.

Dans ma perception limitée, Dieu était Celui qui pourvoyait avec abondance à nos besoins. Il était forcé, par Ses propres paroles, de nous donner tout ce que nous Lui demandions, aussi longtemps que nous ferions référence aux promesses de la Bible.

En effet, les doctrines de la foi exigent que ce soit Dieu qui Se conforme à notre perception de ce qui est bon pour nous. Cela prive Dieu de la capacité de prendre Ses propres décisions concernant notre vie, et de faire concourir toutes choses à notre bien.

Dans le Mouvement de la Parole de Foi, on nous avait appris que Dieu ne pouvait rien faire sans notre prière de la foi. Kenneth Hagin avait même raconté qu’un jour, il avait eu une vision de Dieu. Puis il avait vu un démon venir se placer entre Dieu et lui. Hagin s’attendait à ce que Dieu chasse le démon, mais Il ne le fit pas. Dieu finit par lui dire qu’Il ne pouvait pas chasser ce démon, parce qu’Il avait donné cette tâche et cette autorité aux hommes. S’il ne chassait pas lui-même ce démon, Dieu ne le ferait pas. On nous avait donc enseigné que Dieu ne pouvait pas bouger, ni exaucer nos prières, tant qu’Il n’était pas « libéré » par notre foi. Un Dieu qui agissait de manière indépendante et souveraine n’entrait pas dans nos catégories mentales.

(Note : Voici l’introduction à l’étude de Kenneth Hagin sur la prière : « Dieu a créé le monde, et Il a donné à l’homme autorité sur toutes la création. Puis Satan est devenu le dieu de ce monde. Dieu n’est pas intervenu pour arrêter Satan. Mais Il a envoyé Jésus pour racheter l’humanité. A présent, notre autorité est restaurée grâce à Jésus-Christ. Quand nous prions, les choses peuvent alors bouger. C’est pourquoi nous avons l’impression que Dieu ne peut rien faire, tant que quelqu’un ne le Lui demande pas dans la prière ».)

Plusieurs mois se passèrent, avant que nous ayons réalisé la chose extraordinaire que Dieu avait faite pour nous. Je crois que Dieu avait regardé la folie de Ses enfants innocents, et nous avait fait miséricorde. Oh ! Comme Sa compassion et Son amour sont grands ! Notre gros chèque n’avait jamais été encaissé ! Il avait dû se perdre dans le courrier, ou le destinataire ne l’avait pas encaissé, pour une raison que nous ignorions. De toutes manières, l’argent n’avait jamais été retiré de notre compte, qui était déjà à découvert ! Gloire à Dieu !

En réfléchissant à tout cela, j’ai reçu une révélation sur la manière dont Dieu agit. C’est Lui qui avait pris l’initiative. Nous ne Lui avions rien demandé à ce sujet, et nous ne savions même pas ce qui s’était passé. Ce n’étaient pas nos confessions positives de la Parole qui avaient forcé Dieu à agir en notre faveur. Il était simplement intervenu d’une manière souveraine. Il avait fait quelque chose que ma faible intelligence humaine ne pouvait pas anticiper. Dieu avait agi selon Sa propre volonté souveraine, sans que j’intervienne ! Il n’avait nullement besoin de mes confessions positives ni de mes « paroles créatrices », pour faire ce qu’Il venait d’accomplir pour moi ce jour-là.

NOUS MARCHONS PAR LA FOI

Nous nous sommes lancés dans une autre « aventure de la foi », quand nous avons décidé de vivre par la foi, en travaillant à plein temps pour le Seigneur. Nous avons décidé de nous rendre au quartier général du ministère des Copeland, à Bath, pour offrir nos services. Nous espérions trouver un bureau, ou quelque chose de ce genre, mais pas cette petite pièce incommode au-dessus d’une boutique, dans la grand-rue. Mais ce n’était pas important ! Nous fûmes accueillis par une dame plutôt stressée, qui n’avait pas l’air du tout contente de nous voir. Pourtant, n’avaient-ils pas dit dans leur magazine qu’ils seraient heureux d’accueillir tous ceux qui viendraient les voir, n’importe quand ?

La pauvre dame était aussi peu aimable que possible en de telles circonstances. Sans doute étions-nous arrivés à un mauvais moment… Elle avait manifestement quelque chose d’urgent à faire, et elle était très occupée. Nous ne nous doutions pas du tout de l’accueil que nous allions recevoir. Comme nous pouvons être égoïstes ! Nous pensions que ce lieu serait un sanctuaire de grâce et de foi, vibrant de la vie nouvelle qui animait les Copeland. Nous pensions nous trouver dans une sorte de Temple, où nous allions trouver des certitudes et des encouragements. Au lieu de cela, nous étions debout au milieu d’une petite pièce encombrée de cartons, et nous avions conscience que nous n’étions pas les bienvenus. Tout cela nous semblait bien trop ordinaire !

En outre, quand nous avons évoqué la possibilité de venir travailler avec l’équipe de Bath, cela n’a pas déclenché la joie extatique que nous attendions. Nous pensions que l’on allait glorifier Dieu pour ceux qui, comme nous, étaient prêts à sacrifier leur vie et leur carrière pour la noble cause de la vérité. Au lieu de cela, nous avons eu droit à un : « Hum ! Nous verrons ! On n’a pas besoin de grand monde en ce moment ! » Et cette dame tentait en même temps de nous faire repasser la porte.

Nous avons aussi perçu quelque chose d’étrange. Dans le cours de la conversation, nous avons mentionné les réserves que nous avions au sujet du mouvement de la couverture spirituelle. Nous pensions qu’une collaboratrice des Copeland approuverait de tout cœur. Bizarrement, elle ne le fit pas. Elle eut une réponse évasive. Elle ne condamna pas les doctrines de la couverture spirituelle, puis finit par nous dire que les Copeland avaient modifié leur point de vue, et voulaient à présent travailler plus étroitement avec les responsables de ce mouvement. Elle ajouta que nous devrions prier pour l’unité entre ces deux mouvements. Nous étions effondrés ! Ils avaient condamné l’enseignement de la couverture spirituelle comme une fausse doctrine, et voilà qu’ils avaient changé d’avis, et qu’ils allaient travailler ensemble !

Nous sommes retournés chez nous en silence, réfléchissant à la rebuffade que nous venions de subir. Nos espoirs d’avoir un ministère à plein temps et de marcher par la foi venaient de s’évanouir. Pourquoi Dieu nous rejetait-Il ? Ne voulait-Il pas de nous ? C’était un nouvel échec.

Toute une série d’événements comme ceux-ci commencèrent à ébranler la forteresse de notre confiance absolue dans les enseignements de la Parole de Foi. Il y eut encore d’autres choses qui se passèrent. Malgré le fait que je refusais toujours d’écouter des « paroles négatives » (les Copeland nous avaient même recommandé de ne plus lire de journaux, car ils étaient pleins de choses « négatives »), Dieu était en train de réduire en miettes mes croyances. Il commença à me donner des révélations dans mon esprit, lorsque je priais et que je méditais Sa Parole.

JE RÉFLÉCHIS À LA GUÉRISON DIVINE

Il y avait quelque chose que nous ne pouvions pas comprendre, et qui était une pierre d’achoppement pour notre foi. C’était le nombre de nos amis qui priaient sincèrement pour une guérison, et qui ne la recevaient pas. Jon et moi avons aussi connu nos échecs dans ce domaine. On découvrit qu’un gentil petit garçon, le fils d’une famille chrétienne que nous connaissions, avait une leucémie. Nous priâmes tous, nous chassâmes l’ennemi, nous prîmes autorité, nous citâmes tous les passages de l’Ecriture en proclamant la guérison complète de ce petit garçon, mais il mourut. Comment cela avait-il pu se produire ?

Ma vue était aussi très mauvaise. Je ne pouvais pas comprendre pourquoi Dieu ne me guérissait pas, en dépit des heures passées à faire des confessions positives. J’avais vraiment la « foi » pour la guérison, mais elle ne se produisait jamais ! Je me promenais « par la foi » sans mes lunettes, mais je trébuchais sans cesse, incapable de voir plus loin que le bout de mon nez ! Certains amis m’ont même menacée de prendre mes lunettes pour les écraser, ce qui serait selon eux un acte positif qui fortifierait ma foi. Mais tout cela n’apporta strictement aucune amélioration à ma vue. Où était la faille ? Selon les doctrines de la Parole de Foi, aucune montagne n’est trop élevée pour ne pas pouvoir être déplacée par notre foi. Tout ce que nous demandons nous sera accordé, tant que nous nous appuyons sur la Bible. La guérison nous avait été donnée par Dieu. Aucune maladie, aucune infirmité, n’avait le droit d’affliger un Chrétien. Nous pouvions donc attendre avec confiance que Dieu nous guérisse. Mais, malgré toute ma foi, Dieu semblait m’avoir abandonnée. Pourquoi ?

Il y avait aussi les cas des quelques maladies signalées dans les Ecritures, l’écharde de Paul, les « nombreuses indispositions » de Timothée (1 Tim. 5 :23), ou la maladie de Trophime (2 Tim. 4 :20). Je me consolais en lisant toutes sortes d’explications concernant les maladies des Chrétiens. Mais, quelque part, elles sonnaient toujours faux. Il semblait que les enseignants de la Parole de Foi tordaient les Ecritures pour faire passer leur foi absolue dans le fait qu’un Chrétien ne devrait jamais être malade. Oui, je croyais que nous devons prier avec foi pour la guérison, et que Dieu nous avait offert la guérison dans Sa Parole. Mais était-ce aussi absolu que les enseignants de la Parole de Foi l’affirmaient ? L’Ecriture ne montrait-elle pas aussi que Dieu pouvait parfois permettre des maladies ou des infirmités dans la vie des Chrétiens, parce qu’Il recherchait un objectif supérieur ? (NdT : Ou pour les juger, comme il est écrit dans 1 Corinthiens 11 :30). Cela semblait effectivement être le cas. Mais je ne pouvais toujours pas réconcilier ces deux idées. Pour moi, je rangeai encore cela dans la catégorie des « mystères inexpliqués ».

NOTRE SECONDE CONFÉRENCE

Le moment de notre seconde conférence arriva. Elle se tenait cette fois à Brighton, à l’époque du week-end de la Toussaint, à partir du 28 octobre 1985, au moment d’une pleine lune et d’une éclipse!

Il faut dire que Jon et moi, nous ne pouvions pas nous permettre de rester dans un hôtel pendant une semaine. Malgré cela, nous sentîmes que nous pouvions nous aventurer dans la foi, et croire que nous recevrions l’argent nécessaire, ou que nous aurions une chambre d’hôtes gratuite à peu de distance du Centre de Conférences. Nous pensâmes que c’était la volonté de Dieu pour nous de nous rendre à cette conférence.

Le temps était froid et humide. Nous trouvâmes une chambre d’hôtes, mais elle était assez sordide. Notre chambre était directement dans un grenier, au sommet d’un bâtiment. Elle pouvait juste contenir deux petits lits branlants et une bassine sale pour la toilette. Les tapis étaient déchirés. Ils avaient l’air de n’avoir pas été nettoyés depuis des années. Il y avait de la poussière partout. Pourtant, nous avons considéré comme une bénédiction le fait d’avoir cette chambre. Nous étions préparés à tous les sacrifices pour être avec le peuple de Dieu et rechercher la puissance et les bénédictions du Seigneur.

La première réunion débuta à 19 heures, dans un grand auditorium. Le nombre des participants avait grandi. Plusieurs centaines de personnes étaient présentes. Pourtant, bizarrement, la réunion était décevante, sans puissance. Les chants manquaient d’inspiration. Quand Kenneth Copeland vint prêcher sur l’estrade, il nous parut confus. Sa prédication manquait de conviction. Je pensais que quelqu’un comme Copeland devait tout le temps prêcher dans le flot d’une onction abondante. Je n’étais pas prête à croire qu’il avait raté le coche. Et pourtant, c’était vrai !

Copeland était décidé à nous imposer un cantique que quelqu’un avait composé. Il croyait que Dieu voulait utiliser ce cantique avec puissance pour changer le monde ! C’était un assez beau cantique sur l’amour. Mais il a insisté pour nous l’apprendre parole après parole, et nous l’a fait chanter et le répéter sans cesse. Réellement, ce n’était pas grand-chose, juste un cantique, dans lequel je ne voyais rien de spécial. Mais il força tout le monde à chanter ce cantique. Cela m’irrita. Il me sembla que je devais prier pour que cet esprit de lourdeur s’en aille, et que le Saint-Esprit conduise Copeland à prêcher ce que Lui voulait qu’il prêche.

Le lendemain soir, Copeland chassa Satan de l’auditorium, et les choses semblèrent aller un peu mieux. Mais l’enseignement était médiocre, et il se répétait. Je réalisai avec une certaine horreur que Copeland réutilisait des enseignements qu’il avait déjà donnés sur cassettes, et qu’il avait déjà souvent prêchés. J’avais déjà entendu tout cela auparavant sur ses cassettes, ou je l’avais déjà lu sur son magazine, « The Voice of Victory » (La voix de la victoire). Il ne faisait que se répéter, mot à mot ! J’avais l’impression d’avoir été trahie.

UN CHOC TERRIBLE

Le lendemain soir, j’eus un nouveau choc. Avant Copeland, on avait programmé quelqu’un pour faire un peu chanter et pour « chauffer » la salle, ainsi que pour nous pomper de l’argent, comme tous les soirs ! J’ai oublié le nom de cet homme, mais il devait certainement être un homme de Dieu. Car il fut conduit, à un certain moment, à faire un appel à l’intention de « tous ceux qui avaient le cœur brisé », de tous ceux qui se sentaient abandonnés, rejetés, incompris, ou qui vivaient des moments difficiles dans leur église.

Il y avait en Grande-Bretagne beaucoup de gens qui éprouvaient ces sentiments, dont moi-même. Normalement, je n’extériorise pas trop mes émotions en public. Mais là, je me suis retrouvée en larmes, car le Saint-Esprit mettait le doigt sur les besoins de ma vie. Cet homme nous a demandé de nous approcher de l’estrade, et nous pensions recevoir un attouchement de Dieu, ce dont nous avions désespérément besoin. Beaucoup étaient en larmes. Ce fut un précieux moment.

Mais, juste au moment où cet homme allait prier pour nous, Copeland jaillit sur l’estrade. Plus tard, en y réfléchissant, j’ai pensé qu’il devait être jaloux, et croire que cet homme captait trop l’attention de l’auditoire.

Copeland commença à nous dire que, pour nous libérer de nos fardeaux, nous avions besoin de louer Dieu, de sauter de joie et de remercier Dieu. L’onction fut aussitôt brisée, et le sentiment de la présence guérissante de Dieu disparut complètement. Copeland nous fit sauter et crier devant l’estrade. Tout le monde pouvait voir que nous n’en avions aucune envie ! Nous avions besoin d’entendre la voix de Dieu. Nos cœurs brisés avaient besoin d’être touchés par la douceur de Son Esprit. Mais c’était trop tard. Le moment était passé. On nous demanda de regagner joyeusement nos sièges, ce que nous avons fait sagement.

NOUS PRIONS CONTRE LE DIABLE

Le 31 octobre, on nous demanda de venir une demi-heure plus tôt pour prier contre les influences démoniaques qui entravaient les réunions. On avait découvert que des satanistes se réunissaient localement en cette nuit de Halloween, et qu’ils avaient l’intention d’avoir une réunion puissante. En Grande-Bretagne, Halloween n’est pas un jour férié comme aux Etats-Unis, et nous n’avons pas l’aspect commercial de cette fête. Mais c’est plutôt un moment où les occultistes, les sorciers, les adeptes du Nouvel Age, et tous ceux qui croient en ces choses, se réunissent pour pratiquer leurs rites. Halloween peut être un moment de trouble et d’oppression pour les Chrétiens.

Ce soir encore, la prière nous sembla être conduite artificiellement. On nous demanda de prier ensemble en langues, à haute voix. Nous l’avons fait. Mais si le Seigneur n’inspire pas la prière, et si la prière n’est pas faite dans l’Esprit, ce n’est que du bruit. Nous avons donc fait beaucoup de bruit, mais ce n’était pas réellement une prière. Je me demandais comment Copeland ne pouvait pas s’en rendre compte !

Le vendredi était le dernier jour de la conférence. En me réveillant, le matin, j’avais toujours l’impression que Copeland n’avait pas été oint de l’Esprit, et que les réunions avaient été ternes et sans puissance. Où étaient l’inspiration spirituelle, la louange, et l’action véritable de l’Esprit dont j’avais tellement besoin ? Je me sentais triste et d’une humeur pesante à mon réveil, avec un grand fardeau pour la prière. Si les choses n’allaient pas mieux ce soir-là, tout était perdu.

Heureusement, juste avant le début de la réunion, Jon décida d’aller se promener. Je pus donc répandre mon cœur devant Dieu dans la prière, comme je le désirais, dans notre petite chambre mansardée. Ce fut comme au bon vieux temps, et je trouvai un grand soulagement dans la prière. Je priai pour les Copeland et pour leur ministère, mais il me semblait que Dieu voulait me parler personnellement. Je fus conduite à lire dans la Bible Esaïe 61. Il y est écrit :

« L’esprit du Seigneur, l’Eternel, est sur moi, car l’Eternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux. Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance ; pour publier une année de grâce de l’Eternel, et un jour de vengeance de notre Dieu ; pour consoler tous les affligés ; pour accorder aux affligés de Sion, pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice, une plantation de l’Eternel, pour servir à sa gloire. Ils rebâtiront sur d’anciennes ruines, ils relèveront d’antiques décombres, ils renouvelleront des villes ravagées, dévastées depuis longtemps. Des étrangers seront là et feront paître vos troupeaux, des fils de l’étranger seront vos laboureurs et vos vignerons. Mais vous, on vous appellera sacrificateurs de l’Eternel, on vous nommera serviteurs de notre Dieu ; vous mangerez les richesses des nations, et vous vous glorifierez de leur gloire. Au lieu de votre opprobre, vous aurez une portion double ; au lieu de l’ignominie, ils seront joyeux de leur part ; ils posséderont ainsi le double dans leur pays, et leur joie sera éternelle » (Esaïe 61 :1-7).

Bien que ce passage concerne la restauration future d’Israël, il me parlait de ma propre restauration personnelle. Il me disait surtout que le Seigneur était venu « guérir ceux qui ont le cœur brisé » et leur donner « une portion double ». Je crus que Dieu faisait allusion à la réunion du soir, et que nous assisterions à une percée dans une véritable louange et un véritable enseignement spirituels. En fait, Dieu me parlait d’un jour plus lointain, un jour dont je ne savais rien, et qui était caché dans le cœur de Dieu.

COPELAND NOUS PARLE DE LA « MORT SPIRITUELLE DE JÉSUS »

Le vendredi soir, Copeland décida de nous enseigner une « révélation nouvelle » tirée de la Parole de Dieu. Il est sûr que c’était nouveau pour moi. J’étais ravie d’être introduite dans ce nouveau domaine, mais, en même temps, très étonnée de n’avoir jamais été conduite par le Saint-Esprit dans tout ce que Copeland nous expliquait, alors que j’étais Chrétienne depuis vingt ans. Car il nous expliquait que Jésus avait dû passer par la mort spirituelle ! Oui, Copeland avait bien décidé de nous enseigner cette doctrine !

Cet enseignement commençait à être l’un des plus connus du Mouvement de la Parole de Foi, mais je ne le connaissais pas. Cette doctrine enseigne que la mort physique de Jésus, et le fait qu’Il ait versé Son sang sur la croix, n’étaient pas suffisants pour accomplir l’expiation du péché de l’humanité. Mais il fallait que Jésus prenne sur lui la nature spirituelle de l’homme déchu, qu’Il passe par la mort spirituelle dans Son Esprit, et qu’Il soit torturé en Enfer pendant trois jours et trois nuits, avant que le Père ne Le libère, pour faire de Lui le premier-né d’entre les morts.

Je suivis les arguments de Copeland, et je pris des notes dans ma Bible. Cette doctrine me semblait plausible, tout au moins en partie, mais j’étais préoccupée par la manière dont Copeland maniait les Ecritures. Il avait fondé cette doctrine importante sur le passage suivant :

« Car auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui ? Et encore: je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils ? » (Hébreux 1 :5).

Si je me souviens bien, son argument était le suivant : Jésus était le Fils de l’Homme, né d’une vierge; mais il avait été engendré de Dieu quand le Père L’avait libéré de l’Enfer. Jésus serait donc né de nouveau. Il serait passé par une première naissance, en tant que Fils de l’Homme, et par une nouvelle naissance spirituelle, en tant que Fils de Dieu, lorsque le Père L’avait sorti de l’Enfer.

L’interprétation que Copeland faisait de ce passage consistait à déplacer le mot « encore », pour lui faire dire : « Je serai pour lui encore un père », au lieu de : « Et encore : je serai pour lui un père ».

Je savais quand même quelque chose de la construction grammaticale des phrases! « Et encore » ne signifiait absolument pas que Jésus avait dû naître de nouveau ! C’est une simple tournure utilisée pour relier deux phrases similaires. Vous pouvez voir la même tournure utilisée par exemple dans Romains 15 :10-12.

Toutes ces choses me laissaient perplexe. Plus tard, j’ai compris que j’ai fait alors ce que la plupart des gens font dans une situation semblable : se mentir à soi-même ! Chaque fois que quelque chose venait troubler la belle image que je m’étais constuite de Copeland, je prenais la défense de mon héros ! J’avais couvert ses fausses prophéties et ses erreurs scripturaires. J’avais excusé son manque de discernement spirituel. Tout cela parce que je voulais croire en lui. En fait, je n’écoutais pas réellement ce que les Copeland disaient. Je réajustais dans mes pensées tout ce que j’entendais, pour le transformer en quelque chose de « bibliquement correct ».

JE ME RENDS COMPTE DE L’ARROGANCE ET DE L’ORGUEIL

J’entendis aussi ce soir-là quelque chose qui me choqua profondément. A cette époque, Jerry Savelle était le protégé de Kenneth Copeland. Il voyageait avec lui, et je crois bien qu’il était là ce même soir (à moins que je l’aie entendu au cours d’une réunion précédente). Savelle se vantait de son ministère. Il nous racontait tous les voyages qu’il faisait dans le monde, en particulier dans des pays du Tiers-Monde. Il nous dit que ces voyages représentaient pour lui un réel sacrifice. Il nous expliqua que cela ne lui était pas facile d’exercer son ministère dans ces pays pauvres : « Je veux dire, je leur ai donné à nettoyer un costume en soie qui avait coûté mille dollars, et ils me l’ont massacré ! Ils ne savent même pas nettoyer les beaux vêtements dans ces pays ! »

Je n’en croyais pas mes oreilles ! Mais, là encore, je décidai de pardonner et d’oublier ce qu’il avait dit.

Chaque soir, il y avait un long appel pour des offrandes, et chaque fois nous donnions quelque chose. Ce dernier soir, il nous semblait que nous devions faire un geste tout particulier, et « planter une semence » financière dans la foi. Nous venions justement d’entendre un petit discours sur la nécessité de semer dans la foi, comme d’habitude. Aussi, nous décidâmes de donner une grosse somme d’argent. Il s’agissait de 50 livres. A cette époque, c’était une grosse somme pour nous. Comme d’habitude, nous n’avions pas l’argent sur notre compte bancaire, mais nous devions agir « par la foi », n’est-ce pas ? Jon rédigea donc un chèque et le mit dans le panier. Pour nous, cela représentait un sacrifice très dur. Mais nous l’avons fait par amour, dans l’obéissance, et dans le désir de soutenir le ministère de Copeland.

Quand tout fut fini, les Copeland s’éclipsèrent.

ON NE POUVAIT PAS LES APPROCHER !

Je voudrais tout d’abord expliquer la conception que nous avions du ministère à cette époque. Comme beaucoup d’autres Chrétiens anglais, nous avions fait l’expérience du renouveau charismatique grâce à des ministères de type Pentecôtiste, souvent exercés par des hommes qui n’étaient pas des pasteurs patentés. Nous avions participé à des conférences dans les années 70, dont certaines s’étaient déroulées dans des camps de vacances. Nous vivions dans des petits chalets, et tout le monde mangeait assis sur des bancs autour de grandes tables. L’équipe des responsables ne faisait pas bande à part. Ces derniers se mêlaient facilement à nous, et l’on pouvait bavarder avec eux comme avec tout le monde.

Après les réunions du soir, tous les responsables restaient avec nous, et l’on pouvait leur parler, prier pour une guérison, demander un conseil, ou exposer un besoin. C’étaient des serviteurs de Dieu, et ils se rendaient disponibles pour aider les gens et prier avec eux.

En revanche, à la fin de toutes les réunions des Copeland, les « personnalités importantes », comme Kenneth et Gloria Copeland, Jerry Savelle ou d’autres responsables, s’éclipsaient derrière les rideaux de l’estrade, et disparaissaient. Ils ne se mêlaient pas à la foule, et ne s’arrêtaient jamais pour bavarder avec quelqu’un. Ils étaient au-dessus de ces choses !

Jon et moi, nous nous sommes frayé un chemin vers la sortie qui était à l’arrière. Notre chambre était située dans un bâtiment qui était derrière l’auditorium. Nous empruntions donc toujours cette sortie. Il y avait là une grande porte pour le commun des mortels, et une petite porte réservée aux « personnages importants », sans doute les stars qui voulaient échapper plus rapidement à leurs adorateurs.

Juste au moment où nous sortions par la grande porte, nous vîmes la petite porte s’ouvrir. Kenneth et Gloria Copeland, avec un couple d’autres responsables, sortirent dans la rue. Mon cœur se mit à battre ! Peut-être allions-nous pouvoir leur parler et partager avec eux nos espoirs d’un renouveau spirituel, ou leur dire ce que nous avions pensé de l’enseignement. Mais ils jetèrent un coup d’œil circulaire, sans même nous apercevoir, comme si nous n’existions pas, dans leur hâte à partir. Une grande limousine noire les attendait dans la rue, le moteur déjà en marche. Un chauffeur conduisait, prêt à démarrer. Nous savions déjà que les Copeland et leur équipe étaient descendus dans l’hôtel le plus cher de Brighton, qui nous semblait être un vrai palace.

Il faut que vous compreniez qu’en Grande-Bretagne, ces choses ne se font pas ! Ces limousines sont réservées à la famille royale, aux stars de la télévision, ou peut-être au Maire de Londres. Mais pas à des ministres de l’Evangile ! Pour qui se prenaient-ils ?

La voiture s’éloigna, en nous éclaboussant d’eau de pluie. Elle conduisait ses occupants dans le luxe d’un appartement chaud et bien éclairé. Ils évoluaient bien au-dessus de notre monde. Ils ne nous avaient même pas remarqués, nous qui étions là debout sous la pluie.

C’était une nuit sombre et froide. Nous avons relevé nos cols pour nous protéger de la pluie, et nous nous sommes dirigés vers notre petit réduit. Nous n’avions pas de voiture. Je dis à Jon : « Et c’est à ces gens-là que nous avons donné 50 livres ! »

Cette phrase résumait tout ! Les écailles tombèrent de nos yeux. Nous pouvions voir les Copeland tels qu’ils étaient, et nous avons cessé de leur vouer un culte. Plus tard, quelqu’un me fit remarquer que les Copeland prêchaient la foi en la prospérité. Mais leur prospérité venait de nos dons et des vôtres ! Ils ne vivaient pas du tout par la foi. Ils vivaient sur le dos de pauvres gens comme nous !

QUI ÉTAIT RESPONSABLE, DIEU OU NOUS?

Nous avions vu clair en ce qui concernait les Copeland. Mais nous continuions à croire en les enseignements de la Parole de foi, et à les pratiquer chaque jour. Ce fut à cette époque que nous achetâmes la série d’enseignements de Kenneth Hagin sur l’étude de la Bible. Il nous apprenait comment étudier chaque jour la Bible pour augmenter notre foi. Nous suivions fidèlement les enseignements de ce livre, une leçon par jour. Mais, à la longue, nous fûmes tous deux troublés. A mesure que nous absorbions tous ces enseignements sur la foi, il nous semblait que nous étions exclusivement centrés sur ce que nous devions faire, sur ce que nous pouvions réaliser, au lieu d’êtres centrés sur Jésus. Je me rappelle avoir dit à Jon : « En lisant ce livre, c’est comme si nous n’avions plus besoin de Jésus du tout ! » Cela me troublait profondément.

Voici un court passage de ce livre, pour vous donner une idée :

« Voici les quatre étapes à suivre si nous voulons que nos prières soient exaucées :

Décidez ce que vous voulez obtenir de Dieu.

Cherchez dans la Bible les passages qui vous promettent ce dont vous avez besoin.

Demandez à Dieu ce dont vous avez besoin.

Croyez que vous l’avez reçu, et gardez une foi ferme, sans vous attacher aux circonstances. Ne doutez jamais, même une minute, que vous ayez été exaucé ».

On nous promettait des exaucements garantis. Aucun échec ne devait survenir. Mais ce n’était pas ce que j’avais expérimenté. Puisque Dieu ne mentait jamais, et puisqu’Il avait promis de nous donner tout ce que nous dirions dans la prière, tout échec, selon Hagin, ne pouvait être dû qu’au fait que nous n’avions pas assez prononcé de paroles positives. En réalité, le fait de faire une confession négative, comme « j’ai attrapé un rhume », revenait à inviter le diable à nous attaquer, parce que nous « possédons ce que nous disons ».

C’est aussi à cette époque que nous avons exposé à notre plus proche voisin la doctrine de la Foi. C’était une âme simple. Il prenait presque tout à la lettre. Un jour, je me rappelle qu’il est venu nous voir, tout troublé, pour nous dire qu’il avait fait une confession négative. Il nous dit qu’il priait pour une nouvelle voiture, car celle qu’il avait tombait en pièces détachées. Mais il croyait qu’il avait perdu toutes chances d’en avoir une autre, parce qu’il avait dit à sa femme qu’ils ne pouvaient pas se permettre d’acheter une nouvelle voiture. Il croyait donc avoir complètement ruiné toutes ses chances auprès de Dieu, parce qu’il avait prononcé une confession négative ! Il en était très déprimé. Il ne pouvait plus reprendre ses paroles, et il lui semblait qu’il avait perdu sa nouvelle voiture !

Cela semblait excessif, même à moi, mais c’était ce que nous lui avions appris ! Je me sentis responsable d’avoir créé un blocage spirituel dans la vie de ce jeune homme. Si Dieu voulait le bénir en lui donnant une nouvelle voiture, Il le ferait. Nous avions inculqué la crainte à ce jeune homme, pas la foi ! Son Dieu était devenu un personnage superficiel, qui Se laissait impressionner par une parole négative. Un moment d’inattention, et il avait perdu la bénédiction divine ! Du moins le croyait-il.

Même si je voyais bien qu’il s’agissait d’une parodie du message de la foi, je compris que tout ce système pouvait être fort mal compris, et représentait une pierre d’achoppement pour tous ceux qui n’étaient pas mûrs. Etait-ce cela la foi de la Bible, ou n’était-ce qu’un ensemble de doctrines et de règles que les gens devaient apprendre, pour que le système fonctionne bien, et qu’ils puissent atteindre les sommets de la victoire et de la bénédiction ? Etait-ce ce que Dieu voulait pour Son peuple ?

D’AUTRES SUJETS D’INQUIÉTUDE

Nous avons continué à étudier le livre de Kenneth Hagin, mais nous nous sentions de plus en plus mal à l’aise. Nous nous demandions où était la place de Dieu dans tout cela. On ne parlait que de notre foi, et de la manière dont nous devions utiliser la Bible. Certains chapitres intitulés par exemple « Comment décrocher votre ticket auprès de Dieu », ou « Vous pouvez obtenir tout ce que vous dites », troublaient mon esprit. Non parce que je manquais de foi ou parce que j’étais liée par des dogmes religieux, mais parce que je savais que j’aimais Dieu par Jésus-Christ, et que je ne voyais pas Dieu ni Jésus de cette manière ? Ce n’étaient pas des êtres que l’on pouvait manipuler pour obtenir d’eux tout ce que nous voulions. J’avais bien plus de respect que cela pour le Tout-Puissant. En outre, mes propres expériences dans ma vie chrétienne m’avaient montré que nous n’obtenons pas tout ce que nous disons, même si nous le répétons continuellement avec foi ! Dieu vous aime trop pour vous donner certaines choses !

Nous étions également troublés par l’accent placé sur la prospérité dont devaient jouir tous les Chrétiens. Comprenez-moi bien. Je n’ai rien contre le principe que Dieu bénit Son Peuple et pourvoit à ses besoins, et je considère la prospérité comme une bénédiction de Dieu. Mais cette doctrine a été poussée à l’extrême. Hagin a écrit : « Dieu veut que Ses enfants mangent les meilleurs plats, portent les plus beaux habits, aient les plus belles voitures, et reçoivent le meilleur en toutes choses ». Peut-être, dans un monde idéal ! Mais j’ai eu l’occasion d’aider des œuvres missionnaires ou humanitaires. Je sais, pour avoir consulté les documents que nous recevions, que beaucoup de Chrétiens bien-aimés et fidèles vivaient dans la pauvreté, et parfois dans la famine et le dénuement, jusqu’à en mourir. D’autres étaient jetés en prison pour leur foi. Est-ce que cela signifiait qu’ils étaient incapables d’exercer leur foi pour recevoir « le meilleur en toutes choses » ? Dieu ne voulait-Il donc bénir que les Chrétiens vivant dans les pays occidentaux riches ?

DIEU ME PARLE, ET SOUDAIN JE COMPRENDS

Je réfléchissais beaucoup à toutes ces choses. Vous savez, vous vous rappelez toujours où vous vous trouvez lorsque Dieu parle à votre cœur. Je me rappelle très précisément ce moment. Je me trouvais devant l’évier de ma cuisine. Je lavais quelque chose et je regardais dans le jardin par la fenêtre. Je pensais à tous les sujets qui me préoccupaient dans ce Mouvement de la Parole de Foi.

Soudain, tout s’éclaira, comme si Dieu parlait à mon cœur. Il eut une « conversation » avec moi sur tout cela, et me montra tout ce qui n’allait pas dans ces enseignements de ce mouvement. Dieu me montra que le plus important était de connaître Sa volonté, et de me soumettre à Sa volonté. Un adepte du Mouvement de la Parole de Foi ne doit jamais dire, par exemple : « Si c’est Ta volonté », car c’est pire que jurer ! Il doit réclamer comme un droit les promesses de l’Ecriture, parce qu’elles nous appartiennent déjà en Jésus-Christ.

Hagin a écrit : « Si notre prière est en accord avec la Parole de Dieu, elle est en accord avec Sa volonté ». Pas de problème avec cela ! Mais cela ne veut pas dire que Dieu n’a plus rien à voir avec les conditions de l’exaucement de ma prière ! Hagin va jusqu’à dire : « Dieu ne peut, ni ne veut, plus rien faire d’autre » : Il a déjà envoyé Jésus pour restaurer notre autorité, et Il a ôté la malédiction. C’est donc à nous seuls de savoir utiliser la Parole de Dieu, de croire et de réclamer les promesses.

source : http://www.amourdelaverite.com/

http://www.nycodem.net/?

http://www.blogdei.com/

Comments

  1. Myriam Michoud says:

    Témoignage un peu long, mais je conseille vraiment de le lire en entier.
    Cette femme a eu le courage de témoigner de ce que Dieu lui ai ouvert les yeux concernant ces fausses doctrines et ceux qui les prêchent. Combien restent encore aveuglés …

    Ce genre de témoignage peut en aider beaucoup.
    N’hésitez pas à faire passer.

  2. 2 Pierre 2,3

    Par cupidité, ils trafiqueront de vous au moyen de paroles trompeuses, eux que menace depuis longtemps la condamnation, et dont la ruine ne sommeille point.

    ««la parole de Dieu »»

  3. Cupidité veut dire : amour de l`argent

  4. mohamed says:

    Dommage, vraiment dommage, c’est peut être pour cela que le Seigneur nous demande d’être doux comme des colombes et prudents comme de serpents.
    Il existe en effet beaucoup de faux enseignements qui font des ravages dans la vie des nouveaux convertis, j’ai failli moi-même faire les frais des enseignements de Kenneth Hagin et je rends vraiment grâce à Dieu qui m’a préservé et ne m’a pas laissé m’enfoncer profondément en m’ouvrant les yeux et me donnant le discernement nécessaire pour m’apercevoir du danger que son enseignement représente.

  5. LIORIT says:

    C’est un long mais beau témoignage qui peut aider les personnes qui se sentent perdus.
    Merci

  6. elie says:

    vraiment je suis vraiment choqué par cet témoignage.ouvrons les yeux et écoutons le mouvement de l’esprit incarné en nous est de savoir Christ en nous est experance de la gloire. soyons sage. et que Dieu bénisse tillin.
    une chose est de croire christ mort pour nos péchés et il s’est malédiction pour que nous soyons source de bénédiction c’set à cet propos la bible déclare: « malheur quiconque est pendu au bois » shalom

  7. Le fait qu’une personne est populaire ne veut pas dire qu’elle marche selon la parole de Dieu.
    1Jean 4:1 Bien–aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde.

  8. Il y a trop de « serviteurs de Dieu » qui se comportent comme des gourous et cela a pour conséquence le refroidissement voir le dégoût de la vie chrétienne. Ce qui est important à mon sens,c’est de découvrir le ministère auquel Dieu nous a appelé.Trop d’églises s’ouvrent sans pourtant prendre en considération les appels des un et des autres. On a tellement élevé le ministère pastoral aux détriments des quatre autres,alors qu’il y a cinq ministères.Tant que les cinq ministères ne seront pas représentés dans nos églises, il y aura toujours des dérapages. Que chaque chrétien soit dans son couloir prophétique et le nom de Dieu sera glorifié.Romains 8 nous enseigne que ceux qui sont Fils de Dieu sont conduit par l’Esprit.

  9. Dieu change la vie d’un Homme, pour faire eclater sa gloire

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